Un homme vient à Paris, accueilli par sa femme, Bérénice Bejo qui vient de recevoir le prix d'interprétation à Cannes, pour officialiser son divorce. Ainsi elle pourra se remarier avec l'homme qi partage sa vie maintenant.
Séparé depuis quatre années, le couple se retrouve. Les relations entre tous les personnages (enfants, adultes) sont tendues jusqu'à la découverte du drame. Le Passé qui vient torpiller le Présent et mettre le Futur en suspend.
J'ai trouvé Tahar Rahim, -ou est-ce le rôle?- un peu en-dessous, inconsistant.
26 mai 2013
25 mai 2013
16/42: Rue des voleurs
+++++
252 pages
I
Détroits
Les hommes sont des chiens, ils se frottent les uns aux autres dans la misère, ils se roulent dans la crasse sans pouvoir en sortir, se lèchent le poil et le sexe à longueur de journée, allongés dans la poussière prêts à tout pour le bout de barbaque ou l'os pourri qu'on voudra bien leur lancer, et moi tout comme eux, je suis un être humain, donc un détritus vicieux esclave de ses instincts, un chien, un chien qui mord quand il a peur et cherche les caresses. Je vois clair dans mon enfance, dans ma vie de chiot à Tanger; dans mes errances de jeune clébard, dans mes gémissements de chien battu; je comprends mon affolement auprès des femelles, que je prenais pour de l'amour, et je comprends surtout l'absence de maître, qui fait que nous errons tous à sa recherche dans le noir en nous reniflant les uns les autres, perdus, sans but.
De Tanger à Barcelone, le narrateur, Lakhdar, jeune Marocain, raconte sa vie, ses proches, ses errances, observe un monde à la dérive. Le monde musulman s'embrase, l'Europe vacille et Lakhdar se passionne pour le polar français et la littérature arabe et l'on découvre en même temps que lui les qualités et l'humanisme de cette culture. Aspects toujours oubliés dans nos médias...
Lakhdar à la découverte de sa propre culture:
"...; la plupart du temps c'était pour moi une merveille, un joyau d'un autre temps dont l'arabe me remplissait la bouche et les tympans d'un plaisir inouï."
Il évoque:
Ibn Batouta: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Batt%C3%BBta
Hamadâni: http://www.teheran.ir/spip.php?article650
Nizar Kabbani: http://fr.wikipedia.org/wiki/Nizar_Kabbani
Ibn Zaydûn: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Zeydoun
Ibn Hazm: http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Hazm
| Mathias Enard |
Il participe aussi au comité de rédaction de la revue Inculte à Paris.
Site de la revue "Inculte": http://www.inculte.fr/
Oeuvres (wiki)
Auteur
- La Perfection du tir, Actes Sud, 2003 — Prix des cinq continents de la francophonie, Prix Edmée de La Rochefoucauld
- Remonter l’Orénoque, Actes Sud, 2005
- Bréviaire des artificiers, Éditions Verticales, 2007
- Zone, Actes Sud, 2008 — Prix Décembre et Prix du Livre Inter 2009
- Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, Actes Sud, 2010 — Prix Goncourt des lycéens 2010 - Prix du livre en Poitou-Charentes
- L'alcool et la nostalgie, Éditions Inculte, 2011
- Rue des voleurs, Actes Sud, 2012
- Tout sera oublié, Actes Sud, 2013
Traducteur
- Mirzâ Habib Esfahâni , Épître de la Queue, Verticales, 2004
- Youssef Bazzi, Yasser Arafat m'a regardé et m'a souri, Verticales, 2007
21 mai 2013
Mud: sur les rives du Mississipi
Deux amis, deux Tom Sawyer ados découvrent un bateau perché, sur une île. Comme ils viennent de le découvrir, ils estiment qu'il leur appartient mais il est occupé par un homme solitaire qui se cache et attend le bon moment pour partir... Doivent-ils lui venir en aide?
Apprentissage du monde des adultes, premiers émois... Amour, violence, ruptures... la vie libre au bord d'un fleuve omniprésent qui impose son rythme lent...la tension monte très progressivement...
Il faut se laisser porter...
09 mai 2013
Livre audio: Le roman des Jardin
5h réparties sur 5 CD, lues par l'auteur lui-même. Lecture très rythmée et très prenante.
"Chez les Jardin, il fallait à tout prix devenir Mozart, Mickey ou Jules César, s'élever sans faire de chichis au rang de monarque ou périr jeune. Question d'élégance. Ou encore, surplomber le siècle en s'élevant au rang d'amant virtuose..."
Alexandre Jardin a une famille hors norme, qu'il adore mais qu'il n'a pas toujours réussi à assumer. Portraits de sa tribu et de ses proches fort réjouissants, personnalités uniques, bestiaire incroyable, épisodes que son imagination n'aurait pu inventer. On va de surprise en surprise, comme par exemple, l'adoption d'un ténia par sa grand-mère, la guenon de Sargues, les doubles rates, les politiques venant chercher des valises bourrées de billets de banque...
C'est drôle, c'est grave aussi, l'ombre de Vichy hante l'auteur, la mort et la folie sont très présentes.
Avec ce "roman", Alexandre Jardin semble être passé à autre chose en littérature...
15/42: Le voleur de goûter
++++
248 pages
1
Il se réveilla difficilement: les draps, sous l'effet de la suée d'un sommeil agité provoqué par le kilo et demi de sardines a beccafico dont il s'était bâfré le soir précédent, s'étaient étroitement entortillés autour de son corps, il lui semblait être devenu une momie. Il se leva, alla à la cuisine, ouvrit le réfrigérateur, se descendit une demi-bouteille d'eau glacée. Tandis qu'il buvait, il regarda au-dehors par la fenêtre grande ouverte. La lumière de l'aube promettait une belle journée, la mer était d'huile, le ciel clair sans nuages. Montalbano, sensible comme il l'était aux variations du temps, se sentit rassuré quant à l'humeur qu'il aurait dans les heures à venir. Il était encore trop tôt, il se recoucha, se prépara à faire encore un petit somme de deux heures en se tirant le drap au-dessus de la tête.
Dès le début de ce roman, on a déjà un bon aperçu du héros Montalbano: l'importance de la nourriture, à laquelle il voue un véritable culte, et les variations de son humeur avec une forte dominante du ronchonneur. Menteur ou de mauvaise foi quand ça l'arrange, ours solitaire et grognon, sa générosité, son humanité finissent par transparaître.
Camilleri a une écriture unique. Sujet grave, ambiance méditerranéenne, humour et gastronomie typiquement siciliens: on se régale.
Magasin Général
Pour l'instant, la série de LOISEL et TRIPP comporte 8 volumes et n'est pas terminée...
Tome 1: Marie
Notre-Dame-des-Lacs, dans la campagne québécoise des années 20. Félix Ducharme, le narrateur, vient de mourir et raconte la vie du village et de ses habitants après lui. A commencer par Marie, sa femme, qui accepte de continuer à gérer seule maintenant la seule boutique du coin. Par ce premier tome, on fait connaissance de la plupart des villageois et de leurs moeurs: le nouveau curé, le travail des hommes au rythme des saisons... Drôle et attachant.
Tome 2: Serge
Un nouveau personnage entre en scène et va bouleverser le petit monde de Notre-Dame-des-Lacs. Dans ce coin loin de tout, on le regarde d'abord avec méfiance. Puis petit à petit, le charme opère: il va apporter rêve, poésie et raffinement à ces âmes rudes.
Tome 3: Les Hommes
Lorsque les hommes rentrent du bois au bout de la longue saison d'hiver, ils trouvent bien du changement et ne l'acceptent pas du tout. La situation se gâte...
Tome 1: Marie
Notre-Dame-des-Lacs, dans la campagne québécoise des années 20. Félix Ducharme, le narrateur, vient de mourir et raconte la vie du village et de ses habitants après lui. A commencer par Marie, sa femme, qui accepte de continuer à gérer seule maintenant la seule boutique du coin. Par ce premier tome, on fait connaissance de la plupart des villageois et de leurs moeurs: le nouveau curé, le travail des hommes au rythme des saisons... Drôle et attachant.
Tome 2: Serge
Un nouveau personnage entre en scène et va bouleverser le petit monde de Notre-Dame-des-Lacs. Dans ce coin loin de tout, on le regarde d'abord avec méfiance. Puis petit à petit, le charme opère: il va apporter rêve, poésie et raffinement à ces âmes rudes.
Tome 3: Les Hommes
Lorsque les hommes rentrent du bois au bout de la longue saison d'hiver, ils trouvent bien du changement et ne l'acceptent pas du tout. La situation se gâte...
07 mai 2013
Le Temps de l'aventure
Actrice en représentation à Calais, Alix retourne à Paris une journée pour un casting. Dans le train, un homme essuie ses larmes. Alix est émue... Les regards se croisent, s'évitent pudiquement. Il va à un enterrement...
Des scènes tendres, certaines cocasses, comme les gifles ou le poteau "Beau couple". Beau film.
28 avril 2013
14/42: Rien ne s'oppose à la nuit
++++
237 pages
Ma mère était bleue, d'un bleu pâle mêlé de cendres, les mains étrangement plus foncées que le visage, lorsque je l'ai trouvée chez elle, ce matin de janvier. Les mains comme tachées d'encre, au pli des phalanges.
Ma mère était morte depuis plusieurs jours.
Le début donne le ton. Delphine de Vigan vient de trouver sa mère qui a choisi le suicide.
Construit en trois parties, ce récit retrace la vie de Lucile, enfant puis femme d'une grande beauté mais dont le mal de vivre lui rend le quotidien si insupportable qu'elle va développer une maladie mentale terrible pour elle, pour les siens et surtout ses enfants.
Delphine de Vigan cherche l'origine du mal, essaie de retrouver au plus près cette mère si fragile, si différente. Pour cela, elle collectionne les traces écrites (sa mère en a laissé beaucoup), les témoignages de ceux qui l'acceptent: ses frères et soeurs, son autre fille, son ex-mari...
Comment mettre en mots tout cela? Comment faire lorsque les récits diffèrent?
Elle engage également une réflexion sur les difficultés (psychologiques, bien sûr, mais aussi physiques) rencontrées à l'écriture de ce genre de texte, sa façon de procéder.
"L'écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser les questions et d'interroger la mémoire."
Le récit est poignant, le drame est terrible mais à aucun moment on ne tombe dans le pathos. Tout n'est pas dit. Il faut continuer à vivre avec sans tout détruire des liens qui nouent les survivants de la famille. C'est son fils qui lui apporte une conclusion:
"Non. Personne ne peut empêcher un suicide."
L'auteure:
Delphine de Vigan est une romancière française née le 1er mars 1966 à Boulogne-Billancourt. Après divers petits emplois, elle a occupé à Alfortville un poste de cadre dans un institut de sondage. Aujourd’hui, mère de deux enfants, elle vit de sa plume depuis 2007.
Oeuvre:
- 2001 : Jours sans faim, (sous le pseudonyme de Lou Delvig)
- 2005 : Les Jolis Garçons
- 2005 : Un soir de décembre (Prix littéraire Saint-Valentin)
- 2007 : No et moi ( Prix des libraires 2009 ; Prix du Rotary International 2009)
- 2008 : Sous le manteau (ouvrage collectif)
- 2009 : Les Heures souterraines (Prix des lecteurs de Corse 2010 ; prix du roman d'entreprise)
- 2011 : Rien ne s'oppose à la nuit ( Prix du roman Fnac 2011 ; Prix Roman France Télévisions 2011 ; Prix Renaudot des Lycéens 2011 ; Prix des lectrices de Elle
26 avril 2013
L'écume des jours
Des trouvailles techniques géniales, un univers et des dialogues loufoques, fantasques...
Mais on trouve le temps un peu long... et attention, c'est très triste.
24 avril 2013
La princesse de Clèves en audiolivre
126 min en 2 CD
Très beau texte classique que j'avais lu ado et que j'avais complètement oublié.
En plus, il est parfaitement lu.
La polémique autour du roman aura au moins permis d'attirer l'attention d'un certain nombre.
"A Madame de la Fayette (1634-1693), on ne doit pas seulement le premier roman d'analyse, mais une révolution des lettres françaises: pour la première fois, le coeur du roman, c'est la vie d'une femme, la Princesse de Clèves; pour la première fois, dans la société aristocratique du XVIIe siècle, qui la réduit au silence, elle fait entendre sa voix intérieure
La Princesse de Clèves parut, sans nom d'auteur, en 1678."
21 avril 2013
13/42: L'homme qui partit en fumée
++++-
262 pages
C'était une petite chambre miteuse. Il n'y avait pas de rideaux et la fenêtre donnait sur un mur gris agrémenté de quelques armatures rouillées et d'une affiche délavée vantant une marque de margarine. Le carreau central de la partie gauche de la croisée manquait et avait été remplacé par un morceau de carton mal découpé. Le papier mural était à fleurs mais la suie et l'humidité l'avaient à tel point décoloré que les motifs étaient difficilement discernables. Par endroits, le plâtre s'était effrité et la tapisserie se décollait. Ici et là, on avait essayé de la rafistoler avec du Scotch et du papier d'emballage.
Dans cette chambre, un cadavre. Bagarre d'ivrognes qui a mal tourné. L'affaire est vite résolue, Martin Beck peut enfin partir en vacances pour un mois. Il rejoint sa femme et ses deux enfants dans une maison isolée sur une des îles de l'archipel de Stockholm.
Il est tout de suite rappelé d'urgence. Alf Matsson, journaliste, est porté disparu alors qu'il était en Hongrie pour son travail. Le Ministère des affaires Etrangères s'en mêle: pas d'histoires avec le bloc de l'Est! Profil bas et discrétion exigés.
Beck part donc seul sur les traces du reporter à Budapest, ville dont il découvre les beautés mais où il se sent vite observé...
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| Archipel de Stockholm |
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| Les Bains de Budapest |
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| Budapest au bord du Danube |
A propos des auteurs voir ce précédent post:
http://lavieestbelleetcesttantmieux.blogspot.fr/2012/10/2340-lassassin-de-lagent-de-police.html
18 avril 2013
Les mauvaises gens
"Les Mauges, c'est cette région vallonnée qui couvre le quart sud-ouest du Maine-et-Loire."
"L'origine du nom "Mauges" reste l'objet de controverses...
Certains historiens, probablement mal intentionnés, suggèrent qu'il viendrait de la contraction des l'expression "Mauvaises Gens"."
Dans les années 50, c'est une région ouvrière (Eram...), rurale et très catholique.
Les JOC (jeunesse ouvrière chrétienne), des prêtres-ouvriers, de la CFTC devenue CFDT.
C'est en parlant de ses parents, Marie-Jo et Maurice qu'Etienne Davodeau évoque le milieu ouvrier et ses combats, jusqu'à l'arrivée d'un certain François Miterrand, porteur d'espoir....
"L'origine du nom "Mauges" reste l'objet de controverses...
Certains historiens, probablement mal intentionnés, suggèrent qu'il viendrait de la contraction des l'expression "Mauvaises Gens"."
Dans les années 50, c'est une région ouvrière (Eram...), rurale et très catholique.
Les JOC (jeunesse ouvrière chrétienne), des prêtres-ouvriers, de la CFTC devenue CFDT.
C'est en parlant de ses parents, Marie-Jo et Maurice qu'Etienne Davodeau évoque le milieu ouvrier et ses combats, jusqu'à l'arrivée d'un certain François Miterrand, porteur d'espoir....
16 avril 2013
Bernal-René est publiciste et finit par prendre en main la campagne qui peut changer son pays, le Chili.
Sous la pression internationale, Pinochet se voit contraint d'organiser un référendum en 1988:
OUI, pour qu'il poursuive son régime de terreur au nom du progrès économique
NON, place à la démocratie.
Au lieu de montrer la face noire de la dictature, René milite pour la JOIE qui découlera du changement.
La dictature prise à son propre piège!
Livre audio: Le Voyageur Imprudent
"Jeune et brillant mathématicien plongé dans l'horreur de la Seconde Guerre Mondiale, Saint-Menoux ne se doute pas de la rencontre qui l'attend. Un vieux savant infirme, Noël Essaillon, est parvenu à percer les mystères du Temps... Et quand ce dernier l'invite à se joindre à lui pour poursuivre plus avant ses travaux, Saint-Menoux est incapable de refuser. Cette étrange expérience le mènera du XVIIIe siècle à l'an 100 000 et ne se révèlera sans doute pas dénuée de risques... Surtout si l'amour et les ambitions personnelles viennent s'en mêler..."
5h32 ; lu par P. Bertin.
Pour cette histoire de voyages dans le temps, j'ai souvent décroché, mais ce n'est pas la faute du récit, souvent drôle et original. To be AND not to be: j'ai souvent été là sans être là! Exactement comme dans ce texte!
15 avril 2013
12/42: La Tristesse du Samouraï
+++++
351 pages
PRÉFACE
Barcelone. Mai 1981
Il y a des gens qui refusent d'être aimés, ils préfèrent qu'on les quitte.María était de ceux-là. C'est sans doute pourquoi elle ne voulait voir personne, même en fin de parcours, dans cette chambre d'hôpital.
Elle se contentait de regarder les lilas, sa fleur préférée, que lui envoyait Greta. Ils essayaient de survivre dans leur vase, adoptant l'attitude héroïque des conquérants de l'inutile. Les pétales fragiles languissaient au fil des jours, affichant malgré tout une élégance discrète et chatoyante.
María se plaisait à croire que son agonie leur ressemblait: discrète, élégante, muette. Mais son père assis dans la pièce, au bout du lit, fantôme de pierre silencieux du matin au soir, le regard fixe, lui rappelait qu'il n'était pas si facile de mourir. D'ailleurs il suffisait que la porte s'entrouvre pour voir le policier en faction dans le couloir et comprendre que les événements de ces derniers mois ne s'effaceraient pas même après que les médecins auraient débranché la machine qui la maintenait en vie.
Thriller psychologique construit en puzzle. Les morceaux se mettent en place petit à petit, liant deux époques: celle des années franquistes avec ses phalanges noires et les années 80 où les bourreaux d'hier occupent des postes clés refusant toujours aux victimes et leurs descendants l'accès à la vérité et à la justice. Manipulations, tortures, meurtres: noir c'est noir mais la réalité historique ne semble pas si loin...
Citations:
"Il y a des plaies incurables... mais nous devons avancer avec ce que nous sommes."
"Rappelle-toi la devise du samouraï: L'honneur ou le déshonneur ne sont pas dans l'épée, mais dans la main qui l'empoigne."
L'auteur:
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VĺCTOR DEL ÁRBOL
|
Victor del Arbol est né à Barcelone en 1968, de parents venus dans les années 60 d’Andalousie et d’Extrémadure.
Tour à tour soudeur, garçon de café et séminariste,
il commença sans les terminer des études d’histoire, de droit et de
théologie. Il est depuis vingt ans membre de la police catalane (Mossos
d’Esquadra). Il a travaillé comme speaker et rédacteur pour le programme
radio « Cataluña sin Fronteras ».
Mais surtout il est, et a toujours été écrivain. Les
endroits clos l’asphyxient, il n’aime pas les salles de classe et a
toujours préféré les livres.
Son premier roman El Peso de los Muertos publié en 2006 a reçu le prix Tiflos.
La Tristeza del Samurái (La tristesse du samouraï) a été traduit dans de nombreuses langues et lui a valu en 2012 le prix du meilleur polar européen décerné par Le Point.
Infos trouvées dans ce site dédié aux polars: http://www.toulouse-polars-du-sud.com/
14 avril 2013
Wadjda
Une jeune écolière, Wadjda, a un rêve: s'acheter un vélo pour faire la course avec son ami, Abdallah, le fils du voisin.
C'est simple, en apparence, mais quand on vit en Arabie Saoudite, dans un milieu conservateur, cela devient quasiment impossible.
Mais c'est sans compter sur l'intelligence et la force de caractère de Wadjda.
Par petites touches, on découvre le quotidien de ces femmes qui doivent se cacher des yeux et des oreilles des hommes. Se voiler, se taire et subir. Mais jusqu'à quand?
Dans un pays où le cinéma est interdit, le fait que ce soit une femme qui le réalise est peut-être le signe que cela peut changer?
C'est simple, en apparence, mais quand on vit en Arabie Saoudite, dans un milieu conservateur, cela devient quasiment impossible.
Mais c'est sans compter sur l'intelligence et la force de caractère de Wadjda.
Par petites touches, on découvre le quotidien de ces femmes qui doivent se cacher des yeux et des oreilles des hommes. Se voiler, se taire et subir. Mais jusqu'à quand?
Dans un pays où le cinéma est interdit, le fait que ce soit une femme qui le réalise est peut-être le signe que cela peut changer?
01 avril 2013
11/42: Sept histoires qui reviennent de loin
+++-
165 pages
Début:
Passion francophone
- Monsieur Paul ! La 224... Elle a tout cassé !
Virginie, la femme de chambre, était descendue en courant pour prévenir le gérant et l'avait trouvé dans son bureau. Sitôt arrivé le matin, il s'y enfermait et allumait la télévision. Ce jour-là, la première chaîne retransmettait la visite de Gorbatchev aux États-Unis. La grande affaire du moment, c'était l'effondrement de l'URSS qui se déroulait en direct.
- Tout cassé, où ça ? grogna-t-il.
- Dans sa chambre, pardi ! Elle a retourné le lit, les fauteuils, la table, tout.
- On les remettra en place.
- Non, vous ne comprenez pas. Elle a une force incroyable, pour une petite femme comme ça. Les draps, elle les a déchirés en lanières. Elle a cassé le plateau en marbre de la table. Il ne reste plus un seul miroir dans la pièce. C'est un carnage.
- Est-elle seule ?
- Il y a cette bonne femme de l'ambassade avec elle. Mais ça n'a pas l'air de la calmer du tout.
L'ambassade ! L'ambassade soviétique. M. Paul hocha la tête. Une des conséquences des événements en train de se dérouler était cette soudaine arrivée de touristes russes, avec la bénédiction de leur ambassade.
- Pendant qu'elle casse, elle n'arrête pas de jacter. Et personne ne comprend ce qu'elle dit.
Sept destins, sept moments de vie.
Les histoires sont intéressantes mais on n'est pas en empathie avec les personnages. Pour certains, on ressent même parfois le mépris du narrateur. Même sur la nouvelle "Nuit de garde", où l'on sent bien que c'est une histoire personnelle, vécue, l'auteur ne nous émeut pas. Quand on vient de lire "Récits d'un jeune médecin", de Boulgakov, c'est encore plus flagrant. Il lui manque la sensibilité, l'expression de son humanité.
27 mars 2013
10/42: La Vérité sur l'affaire Harry Quebert
+++
670 pages
Le jour de la disparition
(samedi 30 août 1975)
- Centrale de la police, quelle est votre urgence?
-Allô? Mon nom est Deborah Cooper, j'habite à Side Creek Lane. Je crois que je viens de voir une jeune fille poursuivie par un homme dans la forêt.
- Que s'est-il passé exactement?
- Je ne sis pas! J'étais à la fenêtre, je regardais en direction des bois et là, j'ai vu cette jeune fille qui courait entre les arbres... Il y avait un homme derrière elle... Je crois qu'elle essayait de lui échapper.
- Où sont-ils à présent?
- Je... Je ne les vois plus. Ils sont dans la forêt.
- Je vous envoie immédiatement une patrouille, Madame.
C'est par cet appel que débuta le fait divers qui secoua la ville d'Aurora, dans le New Hampshire. Ce jour-là, Nola Kellergan, quinze ans, une jeune fille de la région, disparut. On ne retrouva plus jamais sa trace.
Mais si, on va la retrouver, mais en 2008!
L'intrigue balance entre ces deux années clés, entre thriller et leçons de littérature.
Comme on veut connaître le fond de l'histoire, bien évidemment, on lit jusqu'au bout malgré des passages répétitifs et longuets.
Je ne comprends pas cependant comment ce livre a pu obtenir le Prix Goncourt des Lycéens! Pas de style, personnages bien gentils même les méchants ne l'ont pas vraiment fait exprès.
![]() |
| Joël DICKER |
Oeuvre:
LE TIGRE (2005) Nouvelle, 33 p. Editions de l’Hèbe
LES DERNIERS JOURS DE NOS PERES ( Janvier 2012) Roman, 336p. Editions de Fallois et l’Age d’Homme
23 mars 2013
9/42: Hypothermie
![]() |
| Lu par Jean Marc Delhausse Durée : 9h |
Arrivée à la 7e minute de la plage 35 ( le CD en contient 37), la lecture s'est brutalement interrompue! Heureusement que ce livre appartenait au défi de l'année, j'ai pu aller au bout de cet Indridason qui sort des intrigues policières auxquelles il nous a habitués.
+++-
341 pages
C'était à peine si Maria était consciente pendant l'enterrement. Assise au premier rang, apathique, elle tenait la main de Baldvin sans réellement prêter attention à ce qui l'entourait ni à la cérémonie. L'homélie de cette femme pasteur, les gens venus à l'inhumation et le chant du petit choeur de l'église se confondaient en de douloureuses variations. En passant les voir à leur domicile, le pasteur avait pris quelques notes, Maria connaissait donc la teneur de son discours. Il y avait surtout été question du parcours de Leonora, sa mère, du courage dont elle avait fait preuve dans son combat contre la maladie, de la foule d'amis dont elle s'était entourée au cours de sa vie, d'elle-même, sa fille unique, laquelle, dans une certaine mesure, marchait sur les traces de sa mère.
Le roman s'ouvre sur une disparition et c'est ce dont il s'agit principalement tout au long du livre, des disparitions, et il y en a beaucoup en Islande. Erlendur ne peut oublier celles dont il n'a pu retrouver ne serait-ce qu'un corps et son obstination le pousse, même 20 ans après, à reprendre de nouvelles pistes.
Etrange polar sans meurtre a priori, avec une enquête qui ne doit pas vraiment en être une, entre paranormal et réalité. On avance avec lenteur, assez dérouté, au milieu de secrets et de fantômes.
L'auteur:
Né en Islande en 1961, journaliste et critique de cinéma, Arnaldur Indridason est l'auteur de seize romans policiers dont 7 ont été traduits en français. Maj Sjöwall et Per Wahlöö, auteurs de romans policiers suédois faisant d'ailleurs partie de ce défi 2013, l'ont fortement influencé.
oeuvre:
romans policiers avec le commissaire Erlendur
01- Synir duftsins (1997) - Inédit en français.02- Dauðarósir (1998) - Inédit en français.
03- Mýrin (2000) - La Cité des jarres LU
04- Grafarþögn (2001) - La Femme en vert LU
05- Röddin (2002) - La Voix LU
06- Kleifarvatn (2004) - L'Homme du lac LU
07- Vetrarborgin (2005) - Hiver arctique
08- Harðskafi (2007) - Hypothermie LU
09- Myrká (2008) - La Rivière noire
10- Svörtuloft (2009) - La Muraille de lave
11- Furðustrandir (2010) - Étranges Rivages
12- Einvígið (2011) - Inédit en français.
13- Reykjavíkurnætur (2012) - Inédit en français.
Autres romans
- Napóleonsskjölin (1999) - Inédit en français.
- Bettý (2003) - Bettý
- Konungsbók (2006) - Inédit en français.
20 mars 2013
NAHO, Une Américaine à Paname
Cette comédienne sans complexe a une énergie folle mais cela ne suffit pas à combler les manques et les longueurs inutiles du texte. Souvent dans la caricature, quelques bons passages émouvants ou drôles, avec une participation forcée (et ridicule à mon goût!) de quelques spectateurs: le public était cependant conquis.
Naho est excellente dans le rapport au public, le "stand up", l'impro. Elle a montré une immense émotion au moment du salut! Un grand talent (pas trop chanteuse ce soir-là) qui mérite mieux que ce que nous avons vu ce soir...
Pour aller voir son site: http://www.naho.fr/
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