08 juin 2011
05 juin 2011
En balade
04 juin 2011
Du silence et des ombres

Film projeté dans le "cycle répertoire" sur le thème "Enfances volées".
Le titre ne me rappelait rien mais dès les premières images, superbes, je l'ai reconnu... Je préfère le titre anglais "To kill a mockingbird", dicton expliqué dans le film.
Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch (Gregory Peck) élève seul ses deux enfants, Jem, le garçon et Scout, la plus jeune, garçon manqué et narratrice. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un homme noir accusé de viol...
Pour les enfants, le monde des adultes se révèlent plutôt brutal et imparfait.
Après la projection, nous rencontrons Marc Olry, distributeur passionné et passionnant, chef-décorateur-accessoiriste de métier. Il n'est pas venu les mains vides: l'affiche du film trône fièrement sur mon frigo, qui, heureusement, est très grand! et enrichit la conversation de mille détails.
Super soirée!!
02 juin 2011
Le gamin au vélo

Le gamin est obsédé par une chose: retourner vivre avec son père. Quoi de plus normal?
Le drame, c'est que le père ne veut pas le reprendre, il n'y a pas de place dans sa vie pour ce fils encombrant d'une 12e d'années. C'est à ce moment douloureux, insupportable, qu'il rencontre Samantha...
Du social sobre et poignant, du Dardenne, quoi.
12/40: La vie de ma mère!
Confession face A, face B d'un apprenti délinquant, Kevin, jeune des cités qui n'échappera sans doute pas à son destin.
Procédé de narration original et récit très réaliste.
Extrait : (début du livre)
Il me l'avait bien dit, monsieur Bouvier, que si je continuais à faire l'andouille, je pourrais jamais aller au collège normal, comme les autres copains de la classe. Monsieur Bouvier, c'était le maître qu'on avait en CM2. Il était vachement sévère, monsieur Bouvier. Il me punissait sans arrêt, mais faut dire qu'on faisait le souk dans la classe, moi, Farid, Mohand et Kaou !
Monsieur Bouvier, il nous avait mis au fond, tous les quatre, à côté de l'aquarium, pour pas qu'on gêne les autres. On faisait les cons quand même, mais à force on avait plus envie, c'était toujours la même chose, alors on se tenait peinards. Pendant qu'ils faisaient les dictées ou les problèmes, on jouait avec nos Mega-drive ou on écoutait IAM sur nos walkmans.
Quand même, le jour où avec Farid, on a versé de la Javel Lacroix dans l'aquarium, là, monsieur Bouvier il a pas aimé. Les poissons, ils étaient tous crevés ! Le dirlo, il nous a fait style la morale, comme quoi on devrait avoir honte de tuer des pauvres bêtes, qu'on avait même pas le respect des animaux, et tout ! Il nous a bien pris la tête, làçui, avec ses poissons, mais à la cantine, on en mange bien, des trucs en carré panés, cap'tain Igloo comme à la télé, alors qu'est-ce qu'il y a, où qu'il est le respect avec ces poissons-là ?
Du coup, quand on lui a dit ça, à monsieur Bouvier, il s'est vachement véner, et il nous a collé une baffe, à moi, Kaou, Mohand et Farid. Il avait pas le droit de nous taper, c'est marqué dans le règlement de l'école. Même qu'après, Béchir, le grand frère à Farid, il a voulu pécho monsieur Bouvier, mais il l'a pas fait, il a juste niqué les pneus de sa Clio avec un cutter, dans le parking.
Procédé de narration original et récit très réaliste.
Extrait : (début du livre)
Il me l'avait bien dit, monsieur Bouvier, que si je continuais à faire l'andouille, je pourrais jamais aller au collège normal, comme les autres copains de la classe. Monsieur Bouvier, c'était le maître qu'on avait en CM2. Il était vachement sévère, monsieur Bouvier. Il me punissait sans arrêt, mais faut dire qu'on faisait le souk dans la classe, moi, Farid, Mohand et Kaou !
Monsieur Bouvier, il nous avait mis au fond, tous les quatre, à côté de l'aquarium, pour pas qu'on gêne les autres. On faisait les cons quand même, mais à force on avait plus envie, c'était toujours la même chose, alors on se tenait peinards. Pendant qu'ils faisaient les dictées ou les problèmes, on jouait avec nos Mega-drive ou on écoutait IAM sur nos walkmans.
Quand même, le jour où avec Farid, on a versé de la Javel Lacroix dans l'aquarium, là, monsieur Bouvier il a pas aimé. Les poissons, ils étaient tous crevés ! Le dirlo, il nous a fait style la morale, comme quoi on devrait avoir honte de tuer des pauvres bêtes, qu'on avait même pas le respect des animaux, et tout ! Il nous a bien pris la tête, làçui, avec ses poissons, mais à la cantine, on en mange bien, des trucs en carré panés, cap'tain Igloo comme à la télé, alors qu'est-ce qu'il y a, où qu'il est le respect avec ces poissons-là ?
Du coup, quand on lui a dit ça, à monsieur Bouvier, il s'est vachement véner, et il nous a collé une baffe, à moi, Kaou, Mohand et Farid. Il avait pas le droit de nous taper, c'est marqué dans le règlement de l'école. Même qu'après, Béchir, le grand frère à Farid, il a voulu pécho monsieur Bouvier, mais il l'a pas fait, il a juste niqué les pneus de sa Clio avec un cutter, dans le parking.
29 mai 2011
11/40: Fuck America
"Prologue
Urgent
A l'attention du
Consul Général des Etats-Unis d'Amérique
Clausewitzstrasse 3B
Berlin
Le 10 novembre 1938
Très cher Monsieur le Consul Général,
Depuis hier, ils brûlent nos synagogues. Les nazis ont détruit mon magasin, pillé mon bureau, chassé mes enfants de l'école, mis le feu à mon appartement, violé ma femme, écrasé mes testicules, saisi ma fortune et clôturé mon compte bancaire. Nous devons émigré. Il ne nous reste rien d'autre à faire. Les choses vont encore empirer. Le temps presse. Seriez-vous en mesure, très cher Monsieur le Consul Général, de me procurer sous trois jours des visas d'immigration pour les Etats-Unis?
Respectueusement,
Nathan Bronsky.
P.S. Je vis depuis quarante ans en Allemagne, à Halle-sur-Saale précisément, mais je suis originaire de Galicie, une région qui aujourd'hui fait partie de la Pologne.
[réponse]
Le 10 juillet 1939
Très cher Monsieur Bronsky,
Cela fait huit mois que votre lettre urgente se trouve sur mon bureau. Aujourd'hui seulement, j'ai eu le temps de la lire. [...] Malheureusement, je suis dans l'obligation de vous dire que concernant les chances d'une immigration rapide aux Etats-Unis pour vous et votre famille, c'est mal parti. Voyez, cher Monsieur Bronsky, tout d'un coup des centaines de milliers de Juifs désirent entrer aux Etats-Unis. [...] En remplissant et en me retournant les formulaires de demande au plus vite, le tour de la famille Bronsky viendra dans les conditions actuelles - soyons optimistes - dans environ treize ans. [...]"
Le roman se poursuit avec le Journal intime de Jacob Bronsky, fils du précédent qui vit à New York, terre promise, de petits boulots en petits boulots entre clodos et prostituées. Humour noir et situations loufoques, le style m'a souvent fait penser à Bukowski.
Urgent
A l'attention du
Consul Général des Etats-Unis d'Amérique
Clausewitzstrasse 3B
Berlin
Le 10 novembre 1938
Très cher Monsieur le Consul Général,
Depuis hier, ils brûlent nos synagogues. Les nazis ont détruit mon magasin, pillé mon bureau, chassé mes enfants de l'école, mis le feu à mon appartement, violé ma femme, écrasé mes testicules, saisi ma fortune et clôturé mon compte bancaire. Nous devons émigré. Il ne nous reste rien d'autre à faire. Les choses vont encore empirer. Le temps presse. Seriez-vous en mesure, très cher Monsieur le Consul Général, de me procurer sous trois jours des visas d'immigration pour les Etats-Unis?
Respectueusement,
Nathan Bronsky.
P.S. Je vis depuis quarante ans en Allemagne, à Halle-sur-Saale précisément, mais je suis originaire de Galicie, une région qui aujourd'hui fait partie de la Pologne.
[réponse]
Le 10 juillet 1939
Très cher Monsieur Bronsky,
Cela fait huit mois que votre lettre urgente se trouve sur mon bureau. Aujourd'hui seulement, j'ai eu le temps de la lire. [...] Malheureusement, je suis dans l'obligation de vous dire que concernant les chances d'une immigration rapide aux Etats-Unis pour vous et votre famille, c'est mal parti. Voyez, cher Monsieur Bronsky, tout d'un coup des centaines de milliers de Juifs désirent entrer aux Etats-Unis. [...] En remplissant et en me retournant les formulaires de demande au plus vite, le tour de la famille Bronsky viendra dans les conditions actuelles - soyons optimistes - dans environ treize ans. [...]"
Le roman se poursuit avec le Journal intime de Jacob Bronsky, fils du précédent qui vit à New York, terre promise, de petits boulots en petits boulots entre clodos et prostituées. Humour noir et situations loufoques, le style m'a souvent fait penser à Bukowski.
21 mai 2011
Mariage plus vieux
20 mai 2011
14 mai 2011
JACADIX 3: week-end dans les Vosges
1er JOUR: 14 mai
Rando des 4 Lacs
Rando des 4 Lacs

Vue du gîte sur VAGNEY.1h de route pour se rendre au départ de la balade.
Les températures sont plutôt fraîches.

Pause déshabillage: ça grimpe!














Longue descente dans un chaos de pierres énormes.
La moyenne baisse sérieusement.
Pauvres articulations! et attention, ça glisse.
Au retour, on s'arrête au Col de la Schlucht puis à ... (?)... pour quelques achats (discrets, parce que c'est principalement pour les futurs mariés!!!)
Après une bonne douche, c'est l'heure de l'apéro et des jeux.

2ème JOUR
On démarre du gîte par une montée un peu raide et glissante de la pluie de la veille.
On démarre du gîte par une montée un peu raide et glissante de la pluie de la veille.






FAUNE & FLORE
au secours Ben, il faut que tu m'aides à identifier ces plantes!
au secours Ben, il faut que tu m'aides à identifier ces plantes!
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