12 février 2020

Lectures de février (2): Jack London photographe

♥♥♥♥

On y découvre que Jack London fut l'un des premiers photos-reporters et a pris près de 12 000 clichés! L'ouvrage en présente environ 200, commente le regard de ce grand auteur en précisant le contexte et les circonstances de ses voyages, tout en présentant de nombreux extraits de son oeuvre littéraire ainsi que des textes de Charmian, son épouse qui l'a parfois accompagné dans ses aventures.
Il est divisé en six chapitres, soient six "documents humains".
"Jack London aimait l'aventure, parce qu'elle impliquait une rencontre avec les hommes."


1// Le Peuple d'en bas, 1903.




"... il décida de rester à Londres et de partager six mois durant la vie des populations pauvres de l'East End, déguisé en vagabond américain."

"A peine avais-je fait quelques pas dans la rue que je fus impressionné par le changement complet produits par mes nouveaux vêtements sur ma condition sociale."



 On trouve ce texte également sous le titre "Le Peuple de l'Abîme".







 
 2//La guerre russo-japonaise, 1904.



Confiscation de son appareil photo, séjours en prison, les épisodes ne sont pas toujours favorables mais rien ne l'arrête.
Robert L. Dunn, correspondant pour le magazine américain Collier's, raconte:

"Jack London compte parmi les hommes les plus résistants que j'ai eu la chance de rencontrer. C'est un héros, tout simplement, comme les personnages de ses romans. C'est quelqu'un qui reste à vos côtés dans les moments difficiles. Il ne sait pas ce que signifie la peur et ne demande qu'à risquer sa vie... "

3// Le tremblement de terre de San Francisco, 1906.


 "Jamais l'histoire n'avait vu une ville impériale moderne à ce point détruite. San Francisco n'est plus. Il n'en reste rien, si ce n'est des souvenirs et une ceinture d'habitations de banlieue. Sa zone industrielle a été balayée. Balayés ses quartiers résidentiels. Les usines et les entrepôts, les grands magasins, les buildings des journaux, les hôtels et les palaces des nababs: tout est tombé."
("Récit d'un témoin visuel", J. London)


18e rue nord, à hauteur des 2117 à 2125 Howard Street, aujourd'hui South Van Ness Avenue.


https://learningenglish.voanews.com/a/jack-london-the-story-of-an-eyewitness/4307326.html

un peu de VO...

4// La croisière de Snark, 1907-1908.

"Des femmes sauvages [et] Charmian, la première Blanche qu'elles voyaient." Malalaïta, îles Salomon, 1908
 "Cette photo a soulevé une controverse. [...] Le problème n'était pas de publier une image montrant des villageoises nues; c'était que la femme blanche n'avait pas l'air de les trouver répugnantes."
Ernest Darling que London appelait l' "homme de la nature", personnage exaltant, quoique malheureux. Papeete, Tahiti, 1907




5// Le voyage du Dirigo, 1912.

Le Dirigo (avec l'aimable autorisation du Maine Maritime Museum)

Dans la mâture du Dirigo. 1912


"En 1911, les London décidèrent de s'engager avec l'équipage d'un voilier en partance pour un voyage de cinq mois: de Baltimore à Seattle en contournant le Cap Horn."

6// La révolution mexicaine. 1914


Soldatera membre des forces constitutionnalistes. Tampico, Mexico, 1914
"Ses articles étaient trop secs, trop analytiques, et truffés de racisme. [...]: aucun des articles de London ne soutenait vraiment la révolution. Il avait commencé à s'éloigner de ses camarades de gauche, et ça se sentait. On aurait voulu le voir photographier l'occupation de Vera Cruz comme il avait photographié les combats en Corée, ou la beauté et la corruption dans les mers du Sud. Déjà par le passé son art avait souffert de la détérioration de son état physique; or, au Mexique, il avait souffert non seulement d'une maladie rénale, mais d'une importante aggravation de son alcoolisme."


Livres de Charmian London:



Encore des lectures à découvrir!




06 février 2020

Lecture de février (1) Rien n'est noir

♥♥♥♥
Elle se destinait à la médecine, un terrible accident la casse en mille morceaux et l'en empêche. Frida deviendra une artiste très talentueuse et l'épouse de l'artiste le plus célèbre du Mexique: Diego Ribera.
Amour passionnel, amours pluriels, liberté, féminisme, peinture, excès (la vie est trop brève!), couleurs. La vie avec le couple Rivera n'est pas un long fleuve tranquille! 
Même si on connait l'histoire, il existe en effet de nombreuses biographies, un film, Claire Berest nous la raconte à sa manière, passionnée et flamboyante, nous décrit des tableaux en les reliant à la vérité de l'artiste. Captivant!

"Frida est fascinée par le décalage qui s'opère entre la première fois que l'on voit quelqu'un et la perception que l'on en a quand il nous est devenu familier. L'écart est fantastique. Jamais on ne verra à nouveau cette personne comme la première fois, c'est terminé, c'est évanoui. Dessiner un visage, c'est dessiner du temps passé."

Frida: " J'ai eu deux accidents dans ma vie.Le premier quand le train m'a écrasée, et l'autre accident, c'est Diego."

Quelques œuvres de Frida:







Frida et Diego
EXPO EN 2020

http://www.lesecransdeparis.fr/portail/article/73946/saison-2019-2020-expositions-sur-grand-ecran


02 février 2020

Point lecture de JANVIER

Voici mes lectures dans l'ordre chronologique:

♥♥♥♥
CHALLENGE          Non-fiction : lire un essai, une biographie, un livre d’art, d’histoire…

Très beau récit de la vie de bohème dans le New York des années 60, rencontre de deux jeunes artistes en devenir: Patti Smith et Robert Mapplethorpe, qui veillent l'un sur l'autre, s'encouragent, osent. 
J'ai trouvé ce livre lumineux, touchant, inspiré. Je ne connaissais pas vraiment Patti Smith, c'est donc pour moi une double découverte: l'autrice et la chanteuse rock, il n'est jamais trop tard!

 "Ensemble, nous riions des enfants que nous avions été ; nous jugions que j'avais été une méchante fille qui s'efforçait d'être gentille, et lui un gentil garçon qui s'efforçait d'être méchant. Au fil des années, ces rôles allaient s'inverser, puis s'inverser de nouveau, jusqu'à ce que nous arrivions à accepter notre nature double et à nous mettre en paix avec l'idée que nous renfermions des principes opposés, la lumière et l'obscurité."





J'étais bien décidée pourtant mais ce livre m'est "tombé des yeux": style trop ampoulé, trop lyrique... après quelques poèmes, je l'ai vite abandonné, déçue. Pourtant en faisant quelques recherches sur le net, j'ai pu lire des poèmes plus abordables. Ce n'était pas le bon moment... Je retenterai!




Moïse

1ère strophe
Le soleil prolongeait sur la cime des tentes
Ces obliques rayons, ces flammes éclatantes,
Ces larges traces d’or qu’il laisse dans les airs,
Lorsqu’en un lit de sable il se couche aux déserts.
La pourpre et l’or semblaient revêtir la campagne.
Du stérile Nébo gravissant la montagne,
Moïse, homme de Dieu, s’arrête, et, sans orgueil,
Sur le vaste horizon promène un long coup d’œil.
Il voit d’abord Phasga, que des figuiers entourent,
Puis, au-delà des monts que ses regards parcourent,
S’étend tout Galaad, Éphraïm, Manassé,
Dont le pays fertile à sa droite est placé ;
Vers le Midi, Juda, grand et stérile, étale
Ses sables où s’endort la mer occidentale ;
Plus loin, dans un vallon que le soir a pâli,
Couronné d’oliviers, se montre Nephtali ;
Dans des plaines de fleurs magnifiques et calmes,
Jéricho s’aperçoit, c’est la ville des palmes ;
Et, prolongeant ses bois, des plaines de Phogor
Le lentisque touffu s’étend jusqu’à Ségor.
Il voit tout Chanaan, et la terre promise,
Où sa tombe, il le sait, ne sera point admise.
Il voit ; sur les Hébreux étend sa grande main,
Puis vers le haut du mont il reprend son chemin.


 
 ♥♥♥
Beau petit livre grâce aux estampes d'Hokusai mais côté poésie, il ne faut surtout pas faire comme j'ai fait, c'est à dire lire la totalité des haïkus en deux fois seulement. Il faut en lire un et comme un bon thé vert, le laisser infuser...Parmi les 64 haïkus sélectionnés peu m'ont touchée...


S'il dit s'ennuyer en élevant ses enfants
il ne peut comprendre
l'élégance des fleurs




♥♥♥♥♥

CHALLENGE         Langue vivante : lire un livre dans sa langue d’origine

Humour, fantaisie et en VO, s'il vous plait! J'avais vraiment envie de m'y mettre et je pense qu'un roman jeunesse est un bon début!
Je me suis bien sûr aidée d'un site de traduction en ligne (https://www.linguee.com), surtout quand il me manquait des mots pour comprendre le sens général, sinon ça deviendrait vite fastidieux. Le plus drôle, c'est que ce fameux Bon Gros Géant invente des mots en mixant des mots existants ou en prononçant mal d'autres!

extrait:
"The moonbeam was brighter than ever on Sophie's pillow. She decided to get out of bed and close the gap in the curtains.
  You got punished if you were caught out of bed after lights-out. Even if you said you had to go to the lavatory, that was not accepted as an excuse and they punished you just the same. But there was no one about now, Sophie was sure of that.
  She reached out for her glasses that lay on the chair beside her bed. They had steel rims and very thick lenses, and she could hardly see a thing without them. She put them on, then she slipped out of bed and tiptoed over to the window.
  When she reached the curtains, Sophie hesitated. She longed to duck underneath them and lean out of the window to see what the world looked like now that the witching hour was at hand.
  She listened again. Everywhere it was deathly still.
  The longing to look out became so strong she couldn't resist it. Quickly, she ducked under the curtains and leaned out of the window.
  In the silvery moonlight, the village street she knew so well seemed completely different. The houses looked bent and crooked, like houses in a fairy tale. Everything was pale and ghostly and milky-white.
  Across the road, she could see Mrs Rance's shop, where you bought buttons and wool and bits of elastic. It didn't look real. There was something dim and misty about that too.
  Sophie allowed her eye to travel further and further down the street.
  Suddenly she froze. There was something coming up the street on the opposite side.
  It was something black . . .
  Something tall and black . . .
  Something very tall and very black and very thin."

 
Grand plaisir d'aller au bout que j'ai prolongé en visionnant le film, signé Steven Spielberg.







♥♥♥

CHALLENGE          SF-F-F : lire un livre de Science Fiction, Fantastique, Fantaisie, autrement dit toute fiction de l’imaginaire.

Mon avis est très mitigé sur ce roman. 
Dans une France futuriste, mais pas tant que ça, il est difficile de ne pas laisser de traces. La bague au doigt chaque humain est reliée à son IA, "Intelligence Amie": pour la publicité personnalisée, la sécurité... Des groupuscules s'organisent, résistent à cette technologie envahissante, créent des ZAG (Zones Auto Gouvernées), etc. 
 Seuls les "furtifs" y parviennent et pour cela ils sont traqués, étudiés, tués. Ce sont des êtres vivants qui n'appartiennent pas au genre humain, ni animal, ni végétal. C'est plutôt un mélange des trois, des êtres vibrants, "des êtres de chair et de sons"
 Le Récif est une unité de chasseurs de furtifs, créée au sein de l'armée. Lorca y entre essentiellement pour une raison: sa fille de 4 ans a disparu et a sans doute rejointe ce monde des furtifs.

Les plus:
J'ai adoré la première partie du roman.
Le monde décrit existe presque, Alain Damasio a juste poussé les curseurs. C'est un futur très proche, donc très réaliste. 
Les thèmes: la parentalité, les travers de nos sociétés, l'aliénation volontaire, notre lien au monde et aux autres.
Ça déborde d'énergie, de sensibilité, d'inventivité.
Ses jeux sur la langue: ses sonorités, les néologismes.
Les descriptions de sons sont extraordinaires.
La narration: j'aime beaucoup passer d'un personnage à l'autre sans jamais se perdre grâce à la mise en place de caractères graphiques qui leur sont propres et grâce à leur façon de s'exprimer.
L'album: téléchargeable gratuitement, "Entrer dans la couleur" présente huit titres "pour en faire vibrer toute l'intensité poétique".




Les moins:
trop de répétitions, des longueurs, des envolées complexes ou redondantes.
J'avais hâte d'arriver au bout, pas parce que j'étais captivée mais parce que j'en avais marre et il fait presque 700 pages.


Donc en résumé, beaucoup de points positifs mais gâchés.
Extraits:

"Les enfants ne marchent pas, jamais : ils courent." Et si vous les regardez vraiment, ils ont tellement de sève ascendante en eux, ils sont tellement et animaux et buissons à la fois, et pierre en éruption qu'ils ne courent pas sans bondir en même temps, comme si leur propre pied était trop impétueux pour ne pas les enlever du sol. Si la gravité n'existait pas, en tous les sens du terme, on attacherait nos gosses avec des ficelles pour ne pas aller les chercher chaque soir dans le ciel."
"La vie, les ģars \ vous les draģons bouģons du doģme / les camarades ģris-sur-ģris, vous les biģleux du ģoulaģ 2042, les kibboutzniks du jamais-je-nique \ la vie, bouģre de pisse-froid rabouģris, c'est ça aussi! Faire ģouzi-ģouzi à l'amour quand il te sourit."
" Au loin, le Mucem somnole sous une lueur ultramarine.
Une musulmane illumine l’esplanade de son voile déployé, oriflamme.
Un lamento philharmonique moissonne les dalles.
Mélusine sniffe de la mescaline.
Le soleil fuit.
Ici la lune."
♥♥♥♥
CHALLENGE           Poésie : lire un recueil de poésie

Poésie classique anglaise, j'ai beaucoup aimé les poèmes narratifs, comme par exemple "Isabella ou le pot de basilic", lorsque Keats reprend l'une des nouvelles du "Décameron" de Boccace (à lire absolument: 10 x 10 histoires toutes plus terribles les unes que les autres!).

Amour! tu me délivres de l’hiver glacial, 
Jeune fille! tu me mènes vers la chaleur de l’été,
Il me faut donc goûter la floraison qui s’épanouit, 
Dans la chaude maturité de ce gracieux matin
Il dit, et ses lèvres timides tout à l’heure, s’enhardirent,
Un baiser chanta poétiquement, humide de rosée : 
Une grande béatitude, une extase s’éleva en eux, 
Telle une fleur de volupté sous la caresse de Juin [...]
 
♥♥♥♥
CHALLENGE           Théâtre : lire une pièce de théâtre

Nora et Torvald Hesmer sont mariés depuis huit ans et ont trois enfants. Tout va pour le mieux, surtout qu'Helmer va bénéfier d'une grande promotion professionnelle. Heureusement parce que sa chère "petite alouette" dépense sans compter...


Critique cruelle des rôles traditionnels de la femme et de l'homme dans le couple, cette pièce avait créé le scandale à sa sortie, en particulier à cause de la fin.

"NORA : Je viens d'apprendre que les lois ne sont pas ce que je croyais. Mais je n'arrive pas à me persuader que ces lois-là puissent être justes. Un femme n'aurait donc pas le droit de ménager son vieux père mourant, ni de sauver la vie à son mari ! Je ne crois pas à ce genre de choses.
HELMER : Tu parles comme une enfant. Tu ne comprends pas la société dans laquelle tu vis.
NORA : Non, c'est bien vrai. Mais maintenant, je veux examiner tout cela. Il faut que je sache qui de nous deux a raison : la société ou moi."

"Deux sur la même épave, c'est tout de même mieux que chacun sur la sienne."



♥♥♥♥
CHALLENGE           « Jusqu’à la garde », de Xavier Legrand : lire un polar ou un thriller.

Jesse, 14 ans, vient de perdre son père, dans des circonstances douteuses. Il n'a pas confiance dans les adultes qui gravitent autour de lui. Il préfère s'isoler dans les bois qui couvrent le domaine  appartenant à sa famille depuis plusieurs générations. Il y rencontre un homme solitaire, qui se cache...

L'ambiance de ce roman m'a beaucoup fait pensé à celle du film "Mud, sur les rives du Mississipi", de Jeff Nichols. On y retrouve le lien père-fils, le respect de la nature, le rural noir mêlé au thriller, le passé qui rattrape les personnages.
Les personnages sont un brin caricaturaux et les thèmes plutôt classiques dans le genre, mais le livre se dévore avec plaisir parce que l'histoire est belle.


"Tu sais ce qui m'énerve ? dit-il. L'idée selon laquelle les missions à rallonge et le stress post-traumatique nous ont tous transformés en tueurs en série et en maris violents. Les vétérans sont des cinglés. Des bombes à retardement. C'est ça le discours ambiant."

"Mon papa disait toujours qu'on pouvait pas faire revenir une balle en arrière . Quand on appuie sur la détente, on a intérêt à savoir ce qu'on fait. Ce que je veux dire... c'est que vous pouvez pas changer ce qui a été fait, mais il est peut-être encore temps de faire une bonne action."

BILAN: il faut vraiment que j'écrive mes posts au fur et à mesure, sinon c'est bien trop long à écrire et sûrement à lire!!!


22 janvier 2020

Festival Télérama 2020



Au nord de la Chine, une vaste ville post-industrielle et pourtant vide, plongée dans un brouillard perpétuel qui semble piéger ses habitants. Un matin, une simple altercation entre deux adolescents dans un lycée dégénère et va souder les destins de quatre individus brisés par l’égoïsme familial et la violence sociale. Une obsession commune les unit : fuir vers la ville de Manzhouli. On raconte que, là-bas, un éléphant de cirque reste assis toute la journée, immobile… 

Un film qui dure 3h54!, des personnages filmés très souvent en contre-jour, dans l'ombre ou de dos, des suicides, un décor d'immeubles en construction qui ne seront très certainement jamais finis... Ça ne donne pas envie, et pourtant... On ne ressent pas la durée grâce à sa construction, on s'attache aux personnages principaux. C'est violent et doux à la fois, c'est unique.
Le réalisateur, Hu Bo, s'est donné la mort après le montage de ce film, il avait 29 ans. «Il n’est tout simplement pas de vie idéale, il ne s’agit que de se choisir les regrets avec lesquels nous voulons vivre.» On comprend mieux!



Au début des années 1980, la guerre entre les parrains de la mafia sicilienne est à son comble. Tommaso Buscetta, membre de Cosa Nostra, fuit son pays pour se cacher au Brésil. Pendant ce temps, en Italie, les règlements de comptes s'enchaînent, et les proches de Buscetta sont assassinés les uns après les autres. Arrêté par la police brésilienne puis extradé, Buscetta, prend une décision qui va changer l'histoire de la mafia : rencontrer le juge Falcone et trahir le serment fait à Cosa Nostra. 
Avec des scènes de procès incroyables!






En 1969, la star de télévision Rick Dalton et le cascadeur Cliff Booth, sa doublure de longue date, poursuivent leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus.
L'Histoire revisitée... avec des chiens, dont un tervueren! et surtout:


qui a reçu la Palm Dog au Festival de Cannes 2019, prix qui existe depuis 2001!




Quand le conflit en Syrie commence en 2012, Waad al-Kateab est une simple étudiante d'Alep. Quatre ans plus tard, elle fait partie des derniers survivants avant que la ville ne tombe aux mains des forces de Bachar al-Assad en décembre 2016. A ce moment précis, elle est mariée, maman d'une petite fille et enceinte d'un second enfant. Elle est connue sur Internet pour ses reportages déchirants sur la situation en Syrie. Il s'agit d'une lettre d'amour à sa fille, née en janvier 2016, et retraçant l'année la plus noire et meurtrière du conflit.
 Film soutenu par Amnesty International. Waada nous entraîne au cœur de leur vie au quotidien, de leur résistance dans un combat où les victimes sont surtout des enfants. La question est posée dès le début du film: Comment la communauté internationale peut-elle permettre ça?




Sibel, 25 ans, vit avec son père et sa sœur dans un village isolé des montagnes de la mer noire en Turquie. Sibel est muette mais communique grâce à la langue sifflée ancestrale de la région. Rejetée par les autres habitants, elle traque sans relâche un loup qui rôderait dans la forêt voisine, objet de fantasmes et de craintes des femmes du village. C’est là que sa route croise un fugitif. Blessé, menaçant et vulnérable, il pose, pour la première fois, un regard neuf sur elle.  




Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux "Bacqueux" d’expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes...
 Un Oscar? à suivre, le 9 février 2020...



 
1945. La Deuxième Guerre mondiale a ravagé Léningrad. Au sein de ces ruines, deux jeunes femmes, Iya et Masha, tentent de se reconstruire et de donner un sens à leur vie.
Dur dur!

02 janvier 2020

Bilan du 2e semestre 2019 / fin d'année

-Combien de livres lus?

Sur toute l'année 2019: 57 livres et 55 BD, 34 451 pages tournées!

-Tes 3 meilleures lectures?

Un grand coup de cœur pour un roman graphique d'une grande originalité et d'un talent incroyable, tout au stylo bille:



On découvre la vie de quartier dans le Chicago de fin des années 60 à hauteur d'enfant. Karen, une petite fille très seule parce que très différente, raconte son quotidien, vivant beaucoup dans l'imaginaire, aimant les monstres en tout genre et cherchant à résoudre l'énigme de la mort tragique de sa voisine. Tragédies du quotidien, milieu interlope, conséquences de l'Histoire...l'héroïne avance dans la vie, malmenée mais courageuse et déterminée.
Un grand regret: ne pas avoir pu rencontrer l'autrice lors de sa venue au Livre sur la Place à Nancy, rentrée à l'hôtel car trop fatiguée. Sa propre histoire est digne d'un roman: piquée par un moustique, elle est tombée dans le coma. Elle s'en est sortie mais en garde des séquelles importantes. D'après les médecins elle ne devait plus pouvoir dessiner ni marcher!
J'attends le tome 2 avec impatience chez Monsieur Toussaint Louverture!

Roman sur l'adolescence en rupture, trois jours d'errance avec un personnage sensible et attachant. C'est très fort, ça doit être magnifique le découvrir à l'adolescence, mais, même si c'est bien loin pour moi, ce roman m'a "attrapé le cœur"!


Les Indiens d'Amérique habitent toujours ces terres volées à leurs ancêtres mais le monde d'alors n'existe plus. Une tradition subsiste pourtant et les Indiens y affluent d'un peu partout: le pow-wow. Cet événement est l'occasion de suivre 12 personnages qui tiennent des rôles très différents dans l'intrigue mais ils tissent ensemble la trame d'une tragédie dans laquelle subsiste une lueur d'espoir.
C'est le premier roman de Tommy Orange et il fait directement parti de ma liste des auteurs à suivre!


-Ta plus grosse déception?

Résumé: Le célèbre oenologue Yutaka Kanzaki meurt en laissant une collection de vins de plus de 2 milliards de yens. L'ouverture du testament est un choc: il a prévu une sorte de compétition pour découvrir le nom et le millésime de 12 vins, appelés les douze apôtres, ainsi que la plus précieuse de ses bouteilles qu'il appelle "Les Gouttes de Dieu".
Deux personnages peuvent prétendre à cet héritage: son fils, Shizuku Kanzaki, totalement ignorant du monde du vin, en rébellion contre son père, et son fils adoptif, Issei Tomine, grand spécialiste du vin, il y consacre sa vie.
Ce manga est une bible des vins, et même moi, qui ne peux pas apprécier le vin pour cause d'anosmie, je l'ai trouvé passionnant. En plus d'apporter des connaissances essentielles sur les vins, il met en valeur une certaine philosophie de la vie, prône l'amitié, le courage, cela parle de la mort, de la transmission, etc. Quelques faiblesses, quelques longueurs mais la qualité est là.
MAIS: si le 44e tome est bien le dernier de la série, la saga n'est pourtant pas terminée, parce que les personnages n'ont pas commencé la recherche des fameuses Gouttes de Dieu et qu'on nous annonce une nouvelle série, "Les Gouttes de Dieu - Mariage" qui poursuit l'aventure. Même si les personnages sont attachants, il était temps de finir! Alors STOP. Tant pis, je m'arrêterai là...


-La bonne surprise?

"Dans une grotte près de Zurich, Schoch, un sans-abri, découvre un jour un petit animal improbable, un éléphant rose et luminescent. Une seule personne sait comment la petite créature est née et d’où elle vient : le généticien Roux. Il aimerait en faire un événement mondial, une sensation.
Mais il lui a été dérobé. Kaung, un Birman, l’un de ceux qui chuchotent à l’oreille des éléphants, a accompagné la naissance de l’animal et estime qu’un être pareil doit être caché et protégé.
Un conte aussi fantastique que réaliste, un questionnement sur la place du sacré et de la bonté dans un monde envahi par la technologie génétique.
"
La découverte d'un auteur suisse que je n'avais encore pas lu et qui lui aussi s'inscrit dans la liste des auteurs à suivre!



-Le livre que tu viens de finir, le livre en cours et le prochain livre?

Je viens de finir le 1er tome d'une série sur les Beati Paoli dont j'ignorais totalement l'existence:

Roman historique à la Dumas, même si les personnages sont caricaturaux et la romance un peu lourde, j'ai envie de continuer l'aventure. Je viens de commander la suite, à mon libraire bien sûr...

Je viens de commencer:

Patti Smith y décrit la vie de bohème qu'elle a partagée avec l'artiste Robert Mapplethorpe à New York, fin des années 60.

 Et :

Relique de ma bibliothèque, je ne pense pas aller au bout, ce n'est pas vraiment la poésie que j'aime...



Le prochain sera sans doute:

encore un petit pavé...



-Un moment marquant?

- "Le Livre sur la Place" début septembre: toujours un plaisir d'aller à la rencontre des autrices et des auteurs.
- La création du challenge "Vers l'été".