08 avril 2015

15/40: Tokyo Sanpo

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208 planches

Quelques planches:



un KOBAN, bureau de police de quartier
autre koban









Propos :

"Il parait que Tokyo est la plus belle des villes moches. Disons qu'un Européen habitué aux vieilles pierres, n'y trouvera pas son compte en ruelles médiévales et quartiers historiques, mais il aura tout de même l'impression satisfaite d'avoir rempli ses yeux (et vidé son portefeuille)."
L'auteur y a vécu pendant 6 mois et partage ses découvertes et ses humeurs, parcourant la ville à vélo et se posant comme il peut pour crayonner. Humour et fantaisie sont très présents.  au gré de ses promenades. Les plans de différents quartiers de Tokyo parsèment la BD: impressionnants! Florent Chavouet est un cartomaniaque, lire son interview.
Un régal! On a vraiment l'impression d'y être!

L'auteur:


Florent Chavouet (né en 1980) est un auteur de bande dessinée et illustrateur français.
 Titulaire d'un master d'Arts plastiques, il séjourne régulièrement au Japon à partir de 2004, et tire de ces séjours deux bandes dessinées remarquées, publiées par les éditions Philippe Picquier en 2009 et 2010.


Son œuvre:

Bande dessinée

  • Tokyo Sanpo, Éditions Philippe Picquier, 2009. Prix Ptolémée du Festival international de géographie de Saint-Dié-des-Vosges.
  • Manabé Shima, Éditions Philippe Picquier, 2010. Prix Pierre Loti 2011, sélection officielle du Festival d'Angoulême 2011.
  • Petites Coupures à Shioguni, Éditions Philippe Picquier, 2014, sélection officielle du Festival d'Angoulême 2015.

Illustration

  • Tanguy Viel, Hitchcock, par exemple, Paris : Naïve, coll. « Livre d'heures », 2010.
  • Amanda Sthers, Le Carnet secret de Lili Lampion, 2011
Son site:   http://florentchavouet.blogspot.fr/

01 avril 2015

14/40: Le livre du thé

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167 pages


Première phrase:

Le thé fut une médecine avant d'être une boisson.

Propos:

Véritable traithé destiné au cercle restreint des érudits de Boston, édité en 1906, ce petit livre permet de découvrir l'esprit et l'âme d'un peuple méconnu aux traditions ancestrales, évoquant un raffinement matériel comme spirituel. Au sommaire: la Voie du thé, les écoles, Tao et Zen (pour moi très abstrait), la chambre de thé « oasis dans le désert morne de l’existence » , l'art et les fleurs. C'est également un regard, une réflexion sur le monde et sa course folle, toujours d'actualité!
Le livre s'agrémente d'estampes de Hokusai.
La lecture en est parfois complexe mais elle s'enrichit d'anecdotes très réjouissantes pleines d'humour et d'humanité.
Pratique à transporter, je l'ai beaucoup lu dans la salle d'attente de mon dentiste à qui j'ai rendu de nombreuses visites ces dernières semaines. Les conditions légèrement stressantes du contexte ne m'ont certainement pas permis de l'apprécier complètement. A relire sans doute...

Citations:

« Combien de commentaires n’a-t-on pas consacrés au code des samouraïs, à cet art de la Mort pour lequel nos guerriers se sacrifient avec tant d’exaltation ! Alors que la voie du thé, laquelle incarne au mieux notre art de la Vie, n’a guère suscité d’intérêt. »

 « Selon l’une de nos expressions usuelles, une personne “manque de thé” lorsqu’elle se montre insensible aux épisodes tragi-comiques qui ponctuent l’existence. Mais notre langue stigmatise également l’esthète sauvage qui, indifférent à la tragédie du monde, s’abandonne sans retenue au flot de ses émotions ; de celui-là, elle dit qu’il a “trop de thé”. »

« Aujourd’hui, et ce sur toute la planète, l’industrialisme rend le véritable raffinement toujours plus inaccessible. Jamais l’homme n’a eu autant besoin de la chambre de thé ! »

« La simplicité dévolue à la chambre de thé et son absence de toute vulgarité en font un véritable sanctuaire contre les tourments du monde »

  L'auteur:


OKAKURA Kakuzô
kakura Kakuzô est né à peu près au moment où le Japon s'est rouvert au monde (1862). Son père, samouraï de haut rang, était venu à Yokohama et y avait ouvert des magasins de négoce de soie avec les étrangers. Kakuzô a ainsi pu se mettre à l'anglais très jeune, langue qu'il possédera bientôt parfaitement.
Après la mort de sa mère, son père s'est remarié ; Kakuzô a passé sept ans dans un temple bouddhiste, approfondissant sa connaissance des classiques chinois. Il s'est également intéressé à l'art : peinture japonaise, composition de poèmes chinois.
Son professeur de philosophie à l'université de Tôkyô, l'Américain Ernest Fenollosa, a joué un rôle très important dans sa vie : aidé de Okakura (pour la traduction), Fenollosa a collectionné des oeuvres d'art et étudié les textes traitant de l'esthétique nippone. Grâce à lui, Okakura s'est fait des relations dans les milieux américains.
Plus tard, il a été chargé de fonder une école nationale d'art, puis est devenu conservateur du Musée impérial. Il démissionna plus tard, visita la Chine, l'Inde, l'Europe, et en 1904, se rendit aux Etats-Unis pour prendre un poste aux départements chinois et japonais du musée des Beaux-Arts de Boston.
Fort de sa connaissance approfondie des cultures occidentale et orientale, il a écrit plusieurs ouvrages en anglais destinés à faire connaître la culture orientale aux occidentaux : 


- Les Idéaux de l'Orient (The Ideals of the East, 1903),
- Le Réveil du Japon (The Awakening of Japan, 1904), 
- Le Livre du Thé (The Book of Tea, 1906). 

28 mars 2015

13/40: Dossier 64

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605 pages


Première phrase:
Novembre 1985

Pendant un court moment de relâchement, elle se laissa aller à une sensation de bien être.

Propos:

Le 5 septembre 1987, un certain nombre de personnes ont disparu sans laisser de trace. C'est exactement le type d'enquêtes dont se charge habituellement le département V. Nous sommes en novembre 2010 lorsque commence cette nouvelle enquête, une espèce de "cold case", menée par un trio d'enquêteurs: Carl, le chef, Rose, aux multiples personnalités dont on n'a aucun aperçu dans ce volume, et Assad, au passé trouble. On sent qu'il a pu y avoir des relations assez fortes entre ces personnages par le passé, mais pour cette enquête, c'est très secondaire.
L'intrigue évoque des faits réels dont le Danemark ne sort pas grandi: la stérilisation forcée de femmes indignes, internées sur l'île de Sprogo. L'eugénisme est à l'origine de cette histoire de vengeance d'une des victimes, Nete Hermansen, au destin brisé par un être ignoble, chef d'un parti politique tout aussi ignoble.
Cet aspect historique est intéressant, mais l'ensemble manque de rythme, de suspens.
C'est la 4e enquête du département V. Apparemment, les tomes précédents ont tout de suite connu un grand succès et obtenu des prix... Je tenterai peut-être une autre enquête...

  L'auteur:

Jussi ADLER OLSEN
Jussi Adler-Olsen, de son vrai nom Carl Valdemar Jussi Adler-Olsen (né le 2 août 1950 à Copenhague) est un écrivain danois.
Après avoir été le "bon" guitariste d'un groupe de musique pop, il s'essaie à la médecine puis aux sciences politiques, étudie le cinéma, mais aussi les mathématiques.

Plus tard, il transforme son appartement en boutique de BD d'occasion, monte une maison d'édition, joue les scénaristes et participe au Mouvement danois pour la paix.

Depuis 2007, Jussi Adler-Olsen s'est spécialisé dans un recueil de romans policiers.

Œuvres traduites en français

Romans de la série "Les enquêtes du département V"

Vol. 1 - Miséricorde (Kvinden i buret, 2007). Trad. de Monique Christiansen
- 2012 : Grand prix des lectrices de Elle, catégorie Policier
- 2012 : Prix du Livre Robinsonnais, catégorie Policiers 
- 2013 : Prix des lecteurs du Livre de poche 
- 2013 : Prix Plume d'or du thriller international 
- 2014 : Coup de cœur de La Griffe Noire
Vol. 2 - Profanation (2008). Trad. de Caroline Berg
Vol. 3 - Délivrance (2009). Trad. de Caroline Berg
Vol. 4 - Dossier 64 (2010).
- 2014 : Le Prix d'honneur Boréales/Région Basse-Normandie du polar nordique
Vol. 5 - L’Effet papillon (2012)

25 mars 2015

12/40: Hokusai

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215 pages


Première phrase:

Hokusai est né en 1760 à Edo (en octobre ou novembre, selon certains, en mars, selon d'autres), dans le quartier Honjô, proche de la rivière de la Sumida et de la campagne, un quartier affectionné par le peintre.

Propos:

Après un chapitre sur la vie de Hokusai, le texte d'Edmond de Goncourt, écrit en 1896, fait une sorte d'inventaire de ses différentes œuvres en les classant par genre: les surimonos, les livres jaunes, les romans illustrés, la manga, les albums, les shungas (œuvre érotique)...
Le texte est agrémenté de nombreuses illustrations et se termine ainsi:
"Une longue vie, un destin étonnant, une carrière riche de plus de trente mille œuvres. Et pourtant, en 1849, à quatre-vingt-neuf ans, comme un dernier clin d’œil, le vieux fous de la peinture déclare sur son lit de mort: "Encore cinq ans de plus et je serais devenu un grand artiste."

Hokusai

La maison des assiettes, Cent Histoires de fantômes

Sous-ventrières flottantes, manga

Ejiri dans la province de Suruga, trente-six vues du Mont Fuji

Ariwara no Narihira, Cent poèmes expliqués par la nourrice


L'auteur:
Edmond de GONCOURT
Edmond Huot de Goncourt, né à Nancy le 26 mai 1822 et mort à Champrosay (Essonne) le 16 juillet 1896 dans la maison d'Alphonse Daudet, est un écrivain français, fondateur de l'Académie Goncourt qui décerne chaque année le prix du même nom. Une partie de son œuvre fut écrite en collaboration avec son frère, Jules de Goncourt. Les ouvrages des frères Goncourt appartiennent au courant du naturalisme.
 Issu d'une famille originaire de Goncourt dans la Haute-Marne par ses parents Marc-Pierre Huot de Goncourt et Annette Cécile Guerin, Edmond de Goncourt étudia, à Paris, au lycée Condorcet. Il fut, avec son frère cadet Jules de Goncourt, l'ami d'Ivan Tourgueniev, de Paul Gavarni, Gustave Flaubert, Alphonse Daudet, Émile Zola, Guy de Maupassant et Théodore de Banville, entre autres.

Ouvrages

Avec Jules de Goncourt
  • Histoire de la société française pendant la Révolution (1854)
  • Histoire de Marie-Antoinette (1858)
  • Charles Demailly (1860)
  • Sœur Philomène (1861)
  • Renée Mauperin (1864)
  • Germinie Lacerteux (1865)
  • Idées et sensations (1866)
  • Manette Salomon (1867)
  • Madame Gervaisais (1869)
Il faut ajouter à cette liste le Journal, écrit d'abord par Jules et Edmond, puis par Edmond seul après la mort de Jules. Le journal des Goncourt a été publié en plusieurs volumes, les premiers du vivant des auteurs, et les derniers après la mort d'Edmond.
Seul
  • La Fille Élisa (1877) (dont s'est inspiré Roger Richebé pour le film Élisa)
  • Les Frères Zemganno1921
  • La Maison d'un Artiste tome 1 (1881)
  • La Maison d'un Artiste tome 2 (1881)
  • La Faustin (1882)
  • Chérie (1884)
Monographies
  • Outamaro, le peintre des maisons vertes (1891)
  • Hokusai (1896)


13 mars 2015

Manu Katché






Les photos sont de: © Erick Colin

Salle quasi complète pour une musique  qui se fait plutôt rare sur nos ondes!
Manu Katché très sympa avec le public: il est venu plusieurs fois parler dans le micro, avec humour et envie de partager.
Ça plane, ça pulse: grand moment de musique!


06 mars 2015

11/40: La petite communiste qui ne souriait jamais

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318 pages


Première phrase:

Quel âge a-t-elle, demande la juge principale, incrédule, à l'entraîneur.

Propos:

Histoire d'une gymnaste miraculeuse qui a marqué son temps et dont la performance n'a encore jamais été égalée. La narratrice en dresse un portrait personnel tout en cherchant à être au plus près de la vérité, demandant régulièrement une confirmation à la personne concernée, Nadia Comaneci elle-même, dont les conversations interviennent dans le roman.

Ce qui est appréciable, c'est que le personnage n'apparait pas toujours très sympathique, l'auteure laisse planer le doute quant à ses convictions politiques: la star refuse de condamner ce pays qui lui a tant donné - et qui a su tirer parti de sa grande réussite! Tout en mettant en avant la force de caractère de la championne qui la portera au plus haut niveau, il reste quelques zones d'ombre qui rendent le récit bien plus réaliste. Lola Lafon dresse également le portrait politique et social d'un pays, la Roumanie, qu'elle connait bien pour y avoir vécu.
Passionnant, le roman "mouline" cependant vers la fin, il y a comme un flottement dans la narration, on fait du sur-place alors que le personnage nous laisse en plan.C'est peut-être volontaire, mais ce n'est pas très agréable...

  L'auteure:

Lola LAFON
(sur les sites de Wikipédia et d'Actes Sud)
Née le 28 janvier 1975, d’origine franco-russo-polonaise, élevée à Sofia, Bucarest et Paris, Lola Lafon s’est d’abord consacrée à la danse avant de se tourner vers l’écriture.
Après des publications dans des fanzines et des revues alternatives , elle a été repérée par des revues littéraires ( la N.R.V, entre autres, qui a publié ses premières nouvelles en 1998 et jusqu’en 2000.)

Politiquement engagée  dans plusieurs collectifs anarchistes, antifa et féministes, Lola Lafon s’est  parfois exprimée  dans certains quotidiens et a publié deux fois dans la N.R.F, dont un article dans le numéro spécial « Où en est le féminisme ». Son article Le chant des batailles désertées est disponible en libre-accès sur son blog. Lola Lafon est également l'auteure, avec Peggy Sastre d'une tribune Filles de rien consacrée aux mots utilisés par les défenseurs médiatiques de Roman Polanski, parue dans Libération (Rebonds). Elles dénoncent les « relents de féodalité drapée dans «l’honneur» des «citoyens» «de gauche», éclaireurs de la nation, artistes, intellectuels, tous d’accord... »
Elle donne également quelques ateliers d’écriture dans des lycées pour la plupart classés en « difficulté » ( !) et elle a, en 2013, commencé à animer  un atelier d’écriture à Bucarest, en français, avec des jeunes roumain(e)s.

Lola lafon est également musicienne.
Chaque sortie de roman a été accompagnée d’un « concert lecture ».


Son oeuvre:
 
 Livres
  • Une fièvre impossible à négocier, 2003 LU
  • De ça je me console, 2007
  • Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s'annonce, 2011 Il a été adapté au théâtre par la compagnie « Les Fugaces » dans une version road-movie et Leila Kilani, la réalisatrice de « Sur la planche » travaille actuellement à une adaptation cinéma.
  • La petite communiste qui ne souriait jamais, 2014,
Participation
  • Collectif, Bonnes vacances, Gallimard Jeunesse, 2004 - Recueil de nouvelles
 Musique
  • Lola Lafon a sorti un premier album ..Grandir à l'envers de rien en 2006 (Bleu electric/Label Bleu) salué par la critique.
  • Le deuxième album, Une Vie de Voleuse est sorti le 2 mars 2011 (Le Chant du Monde/Harmonia Mundi), a été suivi d'une tournée. Sur cet album, Dominique A signe le titre "l'Abandon".
  • Lola Lafon a également été invitée par Jean Corti à chanter Goëttingen de Barbara sur scène aux Bouffes du Nord et sur l'album Fiorina en 2009 (WEA).


02 mars 2015

10/40: Histoire du Japon et des Japonais, tome 2

++++
320 pages


Première phrase:

A la fin de l'été 1945, le Japon est en ruines.

Propos:

Le second volume retrace l'histoire du Japon de 1945 jusqu'à l'année 2001. D'un pays ravagé, physiquement, psychologiquement, va émerger la deuxième puissance mondiale. Les aspects politique et économique sont primordiaux pour expliquer cette renaissance impressionnante.
Ce volume, plus abrupt à lire que le premier, se termine alors que commence la crise mondiale, que les élèves japonais sont en grande souffrance. Les difficultés s'accumulent, mais je suis sûre que les Japonais trouveront les solutions.
 Il manque une petite quinzaine d'années pour vraiment être arrivés "à nos jours" comme l'annonce la couverture, mais il y a peut-être eu une réédition? à suivre donc...


  L'auteur:
Edwin O. REISCHAUER

voir article sur le tome 1

RICHARD DUBREUIL:

Né en 1946, professeur d'histoire et de japonais à l'Institut d'études politiques de Paris, a enseigné à Tokyo dans les universités Keio et Waseda.
Il a mis à jour et complété cette édition de 2001.


Aurélie: ces ouvrages sont à ta disposition!!! ;-)


01 mars 2015

9/40: Hollywood Babylone





++++
307 pages


Première phrase:

DES ELEPHANTS BLANCS - le Dieu de Hollywood voulait des éléphants blancs, et c'est ce qu'il a eu- huit mastodontes en plâtre perchés sur des piédestaux en forme de champignon géant, regardant de haut la cour colossale de Balthazar, Babylone de carton-pâte construite aux abords de la poussiéreuse piste pour Ford T connue sous le nom de Sunset Boulevard.

Propos:

L'auteur nous présente dans son livre le côté sombre de Hollywood, synonyme pourtant de splendeurs et de grande liberté! telle la Babylone antique, symbole de la corruption et de la décadence. Attirées par la lumière, de nombreuses stars s'y sont brûlé les ailes par les excès (sexe & drogues &  folie), le scandale ou la profonde solitude. Autour d'elles gravitent les journalistes et la presse à scandale, la pègre, les détenteurs de la bonne moralité, du code Hays (censure) à la chasse aux sorcières communistes menée en partie par John Wayne entre autres...
Procès, suicides et mêmes meurtres hantent le livre écrit par un homme qui les a beaucoup aimées, en tout cas les plus dignes d'entre elles. Il nous bouleverse par ces destins brisés, nombre d'entre elles n'atteignent pas 30 ans. La liste est longue et le livre est richement illustré de photos d'époque, parues dans la presse, collectées  et gardées précieusement par l'auteur. Certaines ne pourraient d'ailleurs pas être publiées aujourd'hui, montrant des corps sans vie.
Parfois, on doute: se fait-il l'écho des rumeurs et fantasmes de l'époque mais, à la fin de la lecture, il en ressort une profonde critique d'un système hypocrite et broyeur d'êtres humains.

  L'auteur:
Kenneth ANGER
jeune


fourni par Flimflam

Kenneth Anger, né le 3 février 1927 à Santa Monica en Californie. Petit-fils d'une costumière de Hollywood, lui-même enfant acteur, il est l'auteur de films dont l'originalité radicale a influencé des cinéastes comme Lynch, Scorsese ou Fassbinder: il œuvre dans le cinéma underground et expérimental.



Son oeuvre:

Cest à Paris que Kenneth Anger avait conçu et fait paraitre - en 1959 chez Pauvert - une version embryonnaire de Hollywood Babylone, son unique livre, publié intégralement en 2013 pour la première fois en français.

Comme cela a toujours été souligné par les historiens du cinéma, Intolérance forme un ensemble hétéroclite et assez peu convaincant quant au fond (prôner la tolérance) mais les séquences babyloniennes restent l'un des plus grands spectacles qu’Hollywood ait pu créer de toute son histoire : Griffith utilisa un gigantesque plateau de 2 kilomètres de long avec des décors hauts comme une maison de six étages et des milliers de figurants. Le résultat est à la hauteur des moyens utilisés avec des scènes du siège de Babylone par Cyrus assez phénoménales.

Filmographie (Wiki)

Les films marqués d'une astérisque [*] appartiennent au cycle Lanterne Magique.
Les films marqués d'un dièse [#] sont aujourd'hui considérés comme étant des films perdus.
  • 1937 : Ferdinand The Bull
  • 1941 : Who Has Been Rocking My Dreamboat [#]
  • 1941-1942 : Tinsel Tree [#]
  • 1942 : Prisoner of Mars [#]
  • 1943 : The Nest [#]
  • 1944 : Demigods (Escape Episode) [#]
  • 1945 : Drastic Demise [#]
  • 1946 : Escape Episode (version sonore raccourcie) [#]
  • 1947 : Fireworks [*]
  • 1949 : Puce Moment [*]
  • 1949 : The Love That Whirls [#]
  • La Lune des Lapins/Rabbit's Moon (1950-1972-1979) [*]
  • 1950 : Le Jeune Homme et la Mort (1951) [#]
  • 1951-1952 : Les Chants de Maldoror (1951-1952, inachevé) [#]
  • 1953 : Eaux d'Artifice [*]
  • 1954 : Inauguration of the Pleasure Dome (remonté en 1966 sous le titre Sacred Mushroom Edition) [*]
  • 1955 : Thelema Abbey [#]
  • 1959-1961 L'Histoire d'O [#]
  • 1963 : Scorpio Rising [*]
  • 1965 : Kustom Kar Kommandos [*]
  • 1969 : Invocation of My Demon Brother '[*]
  • 1970-1980 Lucifer Rising [*]
  • 1976 : Senators in Bondage [#]
  • 1977 : Matelots en Menottes
  • 1979 : Denunciation of Stan Brakhage
  • 2000 : Don't Smoke That Cigarette!
  • 2002 : The Man We Want To Hang
  • 2004 : Anger Sees Red
  • 2004 : Patriotic Penis
  • 2005 : Mouse Heaven
  • 2007 : Elliott's Suicide - Tribute to Elliott Smith (1969-2003)
  • 2007 : I'll Be Watching You
  • 2007 : My Surfing Lucifer
  • 2008 : Foreplay
  • 2008 : Ich Will!
  • 2008 : Uniform Attraction
  • 2010 : Missoni



24 février 2015

8/40: Un endroit discret

++++-
214 pages


Première phrase:

C'est à Kôbe que Tsuneo Asai avait appris la nouvelle.

Propos:

Tsuneo Asai est en mission à Kôbe pour le compte du ministère de l'Agriculture lorsqu'il reçoit un coup de téléphone : son épouse est morte quelques heures plus tôt. Elle a succombé à une crise cardiaque: Eiko avait le coeur fragile, il le savait, et la nouvelle de son décès ne l'a surpris qu'à demi. Les circonstances de sa mort, en revanche, ne laissent pas de l'étonner. Comment cette épouse docile, au caractère réservé, avec laquelle il menait une vie calme et sobre, qui ne s'absentait de la maison que deux ou trois après-midi par semaine pour aller à ses réunions de haïku, a-t-elle pu mourir dans une curieuse petite boutique de cosmétiques, dans un quartier où elle n'aurait jamais dû mettre les pieds ?Ce questionnement ne va plus le quitter. Avec persévérance et méticulosité, Asai va dénouer cette énigme jusqu'à un dénouement tragique assez inattendu.
L'écriture est d'une telle précision sur la description des lieux, sur les relations des Japonais au travail... que Titine était persuadée d'avoir lu cette histoire sous forme de manga! Cet auteur a un grand talent pour faire naître des images fortes chez ses lecteurs!

  L'auteur:
Seichô MATSUMOTO
(sur le site de Babelio)
Seichō Matsumoto (1909-1992) a été écrivain et journaliste.

Matsumoto a écrit non seulement des romans policiers, mais aussi des romans historiques.Il a été lauréat du Prix Akutagawa en 1952, ainsi que de la Mystery Writers of Japan Prize.

Auteur prolifique, Matsumoto a écrit plus de 450 œuvres, en quatre décennies, jusqu'à sa mort en 1992. Bien qu'il ait publié de nombreux romans, ce sont ses récits policiers qui l'ont rendu célèbre. Les œuvres de Matsumoto ont créé une nouvelle tradition dans le roman policier japonais. Matsumoto incorpore dans leurs intrigues des éléments de la psychologie humaine et de la vie ordinaire. C'est pourquoi il est souvent comparé à Georges Simenon.
Il a également collaboré avec le réalisateur Yoshitaro Nomura sur l'adaptation de huit de ses romans au cinéma, y compris "Le château de sable", qui est considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de cinéma japonais.


Son oeuvre:
 
  • Koe ja:声, 1955
    Publié en français sous le titre La Voix, 1992
  • Tihōshi wo Kau Onna ja:地方紙を買う女, 1957
    Publié en français sous le titre Journal local (La Femme qui lisait le journal local), 1985
  • Ten to Sen ja:点と線, 1958,
    Publié en français sous le titre Le Rapide de Tokyo, 1982
    Publié en français dans une autre traduction sous le titre Tōkyō express, 1989
  • Suna no Utsuwa ja:砂の器, 1961
    Publié en français sous le titre Le Vase de sable, 1987
  • Tōi Sekkin ja:聞かなかった場所, 1972
    Publié en français sous le titre Un endroit discret (L'Endroit dont elle ne lui avait pas parlé), 2012



14 février 2015

7/40: En finir avec Eddy Bellegueule


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220 pages


Première phrase:

De mon enfance je n'ai aucun souvenir heureux.

Propos:

"Eddy Bellegueule, c'est moi". Roman autobiographique donc.
Eddy Bellegueule est très fin, il apprécie ses profs, il a des manières très efféminées; il n'aime pas le foot, ni les filles. Et dans son milieu, où les hommes, les vrais, se battent, boivent de la bière jusqu'à s'en mettre minables, s'afficher homo est proprement impensable. Alors, pour être accepté, il faut masquer sa vraie personnalité, se montrer tel que les autres l'exigent, sans pour autant échapper à quelques dérapages qui le transforment immédiatement en victime.
Même s'il affirme qu'il n'en veut pas à ses parents, qu'il considère comme des victimes d'un système, c'est un violent réquisitoire contre eux, incapables de protéger leur propre enfant.
Le contenu est bouleversant et même si je n'ai pas été sensible à son écriture que j'ai trouvée froide et fabriquée c'est un livre important contre l'homophobie...

  L'auteur:
Édouard LOUIS

(Infos trouvées sur le site de Babelio)
Eddy Bellegueule est né en 1992 et grandit à Hallencourt (Somme) avant d'entrer en classe de théâtre au lycée Madeleine Michelis d'Amiens.
De 2008 à 2010 il est délégué de l'académie d'Amiens au Conseil national de la vie lycéenne, puis étudie l'histoire à l'université de Picardie.
Il poursuit à partir de 2011 des études de sociologie à l'ENS de la rue d'Ulm. En 2013, il obtient de changer de nom et devient Édouard Louis.

La même année, il dirige l’ouvrage collectif Pierre Bourdieu. L'insoumission en héritage aux PUF.
En mars 2014, il annonce qu'il dirigera une collection, "Des mots", consacrée à des retranscriptions de conférences, des entretiens et des courts textes, pour cet éditeur.
En février 2014, à 21 ans, il publie "En finir avec Eddy Bellegueule", un roman à forte influence autobiographique. Très commenté dans les médias, et largement salué pour ses qualités, le livre donne lieu aussi à plusieurs polémiques.
En mars 2014, il obtient le prix Pierre Guénin contre l'homophobie et pour l’égalité des droits.

site de l'auteur: http://edouardlouis.com/




09 février 2015

6/40: Bain de lune


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273 pages


Première phrase:

Après une folle équipée de trois jours, me voilà étendue là, aux pieds d'un homme que je ne connais pas.

Propos:

Fresque familiale sur 4 générations qui permet de raconter le monde rural d'un Haïti au-delà des clichés. Double récit, deux voix puissantes qui se complète: celle de Cétoute exprimée par un je et celle du chœur des paysans exprimée par un nous, tel le chœur grec.
Ballotté entre catastrophes politiques ( Duvallier et ses milices) et les catastrophes naturelles, le peuple haïtien est sans illusions mais sans renoncement. Il s'attache à ses traditions vaudoues aux multiples dieux, prend ce qu'il y a à prendre dans le christianisme, surtout lié à l'empathie du prêtre missionné.
C'est très dense. L'écriture singulière est douce et poétique, baignée de créole haïtien réuni dans un glossaire à la fin du livre. Il est également accompagné de l'arbre généalogique des deux principales familles du roman et heureusement parce qu'on s'y perd un peu, il y a beaucoup de personnages.
C'est une très belle rencontre avec le peuple haïtien.


  L'auteure:

Yanick LAHENS

(sur le site de l'éditeur)
Yanick Lahens est née à Port-au-Prince en 1953. Elle fait ses études secondaires et supérieures en France, avant de retourner en Haïti pour enseigner la littérature à l’université d’État jusqu’en 1995.
Longtemps professeur, mais aussi journaliste – elle a collaboré à différentes revues et a animé l’émission « Entre nous » sur Radio Haïti Inter –, elle consacre aujourd’hui une grande partie de son temps au développement social et culturel de son pays.
Après avoir coordonné un temps les activités d’une plateforme de la société civile – son action a été saluée en 2007 par le Collectif féminin haïtien –, elle est désormais cofondatrice de l’Association des écrivains haïtiens, qui lutte contre l’illettrisme. Elle a également créé, en 2008, « Action pour le changement » (APC), destiné à former les jeunes générations aux stratégies de développement durable, à les sensibiliser à des questions d’intérêt national et à renforcer le lien social, notamment à travers la réalisation de courts-métrages. Cette fondation a aussi permis la construction de quatre bibliothèques supplémentaires en Haïti.
Aujourd’hui membre du Conseil international d'études francophones, elle a également fait partie du cabinet du ministre de la Culture, Raoul Peck, entre 1996 et 1997. En 1998, elle a dirigé le projet « la Route de l’esclavage », qui s’intéressait à la problématique de l’esclavage, en Haïti, à travers les sciences et les arts.
En 2014, elle s’est vu décerner le titre d’officier des Arts et des Lettres par l’ambassadeur de France en Haïti.


Son oeuvre:
 
  • L’Exil : entre l’ancrage et la fuite, l’écrivain haïtien (essai), Port-au-Prince, Haïti, éditions H. Deschamps 1990
  • Tante Résia et les Dieux (nouvelle), Paris, L'Harmattan, coll. « Lettres des Caraïbes », 1994
  • Dans la maison du père (roman), Monaco-Paris, France, Le Serpent à Plumes, coll. « Fiction. Domaine français. », 2000
  • La Petite Corruption (nouvelle), Montréal, (Québec), Canada, éditions Mémoire d’Encrier, 2003
  • La folie était venue avec la pluie (nouvelle), Port-au-Prince, Haïti, Éditions Presses nationales d’Haïti, coll. « Souffle nouveau », 2006
  • La Couleur de l'aube (roman), Paris, Sabine Wespieser Éditeur, 2008 ( Prix Millepages 2008,  Prix RFO 2009, Prix Littéraire Richelieu de la Francophonie 2009)
  • Failles (récit), Paris, Sabine Wespieser Éditeur, 2010
  • Guillaume et Nathalie (roman), Paris, Sabine Wespieser Éditeur, 2013
  • Bain de lune (roman), Paris, Sabine Wespieser Éditeur, 2014 (prix Fémina 2014)

08 février 2015

Les nouveaux sauvages


Six sketches dans lesquels les personnages poussés à bout pètent les plombs. C'est violent, politiquement incorrect, mais comme l'annonce l'affiche, c'est réellement jouissif et... horrifiant.
Les grands thèmes: vengeance, corruption, injustice, combat gavé de testostérone, infidélité... des travers aux conséquences explosives.
Les fauves sont lâchés!



- Pasternak
- Les rats
- Le plus fort
- Bombita
- La proposition
- Jusqu'à ce que la mort nous sépare







5/40: Histoire du Japon et des Japonais, tome 1


++++
254 pages


Première phrase:

Dès les origines, la nature a déposé sur l'archipel nippon les ferments de la puissance et de la civilisation.

Propos:

Le propos est bien sûr contenu dans le titre-même de l'ouvrage.
L'auteur traite essentiellement de la construction politique et économique du pays sans oublier l'aspect culturel.
Ce premier volume donne les clés pour mieux comprendre le Japon contemporain et s'achève sur les deux bombardements catastrophiques d'Hiroshima et de Nagasaki avec la capitulation du pays engagé dans la seconde guerre mondiale.
C'est très intéressant parce qu'il nous permet de nous initier à un monde très lointain en donnant envie d'en connaître encore plus.

  L'auteur:
Edwin O. REISCHAUER

Né à Tokyo de parents américains, professeur à Harvard, codéveloppeur, avec George M. McCune, du système McCune-Reischauer de romanisation de la langue coréenne. Ambassadeur des Etats-Unis à Tokyo de 1961 à 1966. Spécialiste mondialement connu du Japon.

Son oeuvre:(partielle!)
  • The romanization of the Korean language, based upon its phonetic structure, G. M. McCune and E. O. Reischauer, 1939
  • Elementary Japanese for university students, 1942 with Elisseeff, Serge
  • Ennin's diary : the record of a pilgrimage to China in search of the law, translated from the Chinese by Edwin O. Reischauer. Ronald Press 1955
  • Wanted: an Asian policy, 1955
  • Japan, Past and Present, Knopf 1956
  • The United States and Japan, Viking, 1957
  • Our Asian Frontiers of knowledge, 1958
  • East Asia, the modern transformation. Houghton Mifflin, 1965 with JK Fairbank, AM Craig
  • A history of East Asian civilization, 1965
  • Beyond Vietnam: the United States and Asia, Vintage, 1968
  • East Asia: The great tradition, [by] Edwin O. Reischauer [and] John K. Fairbank. 1960
  • A new look at modern history, Hara Shobo, 1972
  • Translations from early Japanese literature, Edwin O. Reischauer and Joseph K. Yamagiwa. Harvard 1972
  • Toward the 21st century: education for a changing world, Knopf 1973
  • The Japanese, Belknap Press, 1977
  • The United States and Japan in 1986 : can the partnership work?, Forward by ER
  • My life between Japan and America, Harper and Row, 1986
  • The Japanese today : change and continuity, Charles E. Tuttle Co, 1988
  • Nihon no kokusaika : Raishaw? Hakushi to no taiwa = The internationalization of Japan : conversations with Dr. Reischauer, Bungei Shunju, 1989
  • Japan, tradition and transformation, Houghton Mifflin, 1989
  • Japan : the story of a nation, McGraw-Hill 1990
  • Study of Dr. Edwin O. Reischauer, by Shoji Goto, Keibunsha 1991