25 août 2012

Quelques jours à Bormes, du 19 au 24 août

Après les retrouvailles via facebook viennent les retrouvailles en chair et en os!
 40 ans plus tard...

 Côté jardin:



Princesse


Flambé




le PACHA à deux queues ou JASON


Un papillon qui aime le rosé?
Pour en savoir plus, voir ici.


Avec Michelle et Françoise.
La lutte des cerveaux

Très belles statuettes de Françoise
Balade dans Bormes







Eglise de Saint François de Paule
 (les infos viennent du site Escapades avec le Var en Provence)

Située à côté de l'ancien cimetière et à proximité des vestiges de moulins à vent, cette chapelle de style roman a été érigée en 1560 en hommage à Saint-François de Paule qui délivra le village de la peste en 1481.

Moine italien reconnu pour ses bienfaits et miracles et appelé au chevet du Roi Louis XI qui se mourrait à Plessis les tours. Son voyage l'obligera à faire escale au Lavandou, alors quartier et port de Bormes.

Devant le désarroi et l'impuissance de la population face au fléau dévastateur, le moine se mit en prière et le village fut sauvé.
Depuis, il en est devenu le saint patron et est fêté chaque année début Mai.

A l'intérieur : vitraux contemporains de G.H Pescadère, illustrant la venue de Saint-François, statue de Saint Clair et retables.



 


















Eglise Saint Trophyme


Construite au 18ème siècle, son architecture est d'inspiration romane.
Précédée par le très fleuri parvis Georges Pompidou , sa façade offre un joli cadran solaire.

A l'intérieur : autel en étain, oeuvre de l'architecte Kappelin, bustes reliquaires en bois et retables des 17ème et 18ème siècles et un ancien chemin de croix.

Très fréquentée en été en plus des offices, par les curieux qui cherchent à entrevoir le Président de la République, elle est culturellement un lieu stratégique où les mélomanes se pressent pour assister aux concerts de musique de chambre.

En 1999, des travaux de restauration ont été entrepris à l'intérieur de l'édifice et des fresques datant de sa construction ont été découvertes.

Le Lavandou




A la plage de la Fossette








Près du Fort de Brégançon





Pas de François à l'horizon!


avec Boris, 
dernière soirée

08 août 2012

17/40: Limonov





++++
489 pages




Premières phrases:

PROLOGUE
MOSCOU, OCTOBRE 2006, SEPTEMBRE 2007

1

Jusqu'à ce qu'Anna Politkovskaïa soit abattue dans l'escalier de son immeuble, le 7 octobre 2006, seuls les gens qui s'intéressaient de près aux guerres de Tchétchénie connaissaient le nom de cette journaliste courageuse, opposante déclarée à la politique de Vladimir Poutine. Du jour au lendemain, son visage triste et résolu est devenu en Occident une icône de la liberté d'expression.  Je venais alors de tourner un film documentaire dans une petite ville russe, je séjournais souvent en Russie, c'est pourquoi un magazine m'a proposé dès que la nouvelle est tombée de prendre le premier avion pour Moscou. Ma mission n'était pas d'enquêter sur le meurtre de Politkovskaïa, plutôt de faire parler des gens qui l'avaient connue et aimée.


Le contenu:
A l'occasion de ce voyage, l'auteur retrouve Limonov, personnage romanesque par excellence. Héros pour certains, salaud pour d'autres, de clochard, il est au début du livre, le chef d'un parti révolutionnaire. Pour Emmanuel Carrère, ce destin atypique raconte autre chose sur nous, sur lui et sur le monde depuis la seconde guerre mondiale. De Staline à Poutine, la vie de Limonov se mêle à l'Histoire de la Russie et d'une partie de l'Europe.
 Carrère a du mal à affronter les côtés sombres de son personnage, il utilise souvent l'ellipse. Il admire cet homme, mais avec une certaine gêne, sans oublier son goût pour les extrêmes.
Il nous plonge aussi dans l'histoire de la Russie et c'est passionnant et terrifiant à la fois.

Limonov
Il est avant tout écrivain et voici quelques titres:
- Journal d'un raté
- Livre des eaux
- Le poète russe préfère les grands nègres
- Le livre des morts


Citations:

"Celui qui veut restaurer le communisme n'a pas de tête. Celui qui ne le regrette pas n'a pas de coeur." Vladimir Poutine (qui serait, pour Carrère, une sorte de Limonov qui aurait réussi)
Phrase mise en exergue du livre



  L'auteur:

Emmanuel Carrère est un écrivain, scénariste et réalisateur français né le 9 décembre 1957 à Paris.

Romans

  • L'Amie du jaguar, Flammarion, 1983
  • Bravoure, POL, 1984 
  • La Moustache, POL, 1986 ; devenu un film en 2005
  • Hors d'atteinte, POL, 1988 
  • La Classe de neige, POL, 1995 ; devenu un film de Claude Miller en 1998

Récits

  • L'Adversaire, POL, 2000 ; devenu un film de Nicole Garcia en 2002
  • Un roman russe, POL, 2007 
  • D'autres vies que la mienne, POL, 2009 ; a inspiré le film "Toutes nos envies", de Ph. Lioret en 2010
  • Limonov, POL, 2011 

Essais

  • Werner Herzog, Ediling, Paris 1982 
  • Le Détroit de Behring : Introduction a l'uchronie, POL, 1986 
  • Je suis vivant et vous êtes morts, Le Seuil, 1993, biographie romancée de Philip K. Dick

Films

  • 2003 : Le soldat perdu : reportage, Envoyé spécial - France 2
  • 2003 : Retour à Kotelnitch, documentaire, 2003, réalisateur

Téléfilms

    Scénariste d'une douzaine de téléfilms dont plusieurs adaptations de romans de Fred Vargas et un de Jonquet.

29 juillet 2012

16/40: Le soldat et le gramophone

++++
376 pages


Premières phrases:
OÙ L’ON VOIT UN CŒUR FAIRE LA COURSE AVEC LE CHAMPION DU MONDE DU CENT MÈTRES, QUE PÈSE UNE VIE D’ARAIGNÉE, POURQUOI CELUI QUI N’ÉTAIT QUE TRISTESSE ÉCRIT AU FLEUVE CRUEL, LES COMPÉTENCES DU CAMARADE SUPRÊME DE L’INACHEVÉ EN MATIÈRE DE MAGIE

Grand-père Slavko a pris mon tour de tête avec la corde à linge de grand-mère, il m’a donné un chapeau de magicien, un chapeau pointu en papier en me disant : En fait, je n’ai pas encore l’âge de ce genre d’âneries, et toi, tu ne l’as déjà plus.
Il m’a donné un chapeau de magicien décoré d’étoiles jaunes et bleues avec des traînes jaunes ou bleues, j’ai ajouté un petit croissant de lune et deux fusées triangulaires découpées dans du papier, l’une pilotée par Gagarine, l’autre par grand-père Slavko.
Grand-père, personne ne me verra avec ce chapeau-là !
J’espère bien !

L'histoire:
Aleksandar vit à Višegrad, en Yougoslavie, une enfance heureuse avec une famille modeste et fantasque. Jusqu’au jour où la guerre fait irruption dans sa vie et pousse sa famille à choisir l’exil et la séparation.
Ça ressemble à un film d’Emir Kusturica, même folie, mêmes excès chez les personnages, on est toujours entre humour et émotion. La narration n’est pas vraiment chronologique et procède par souvenirs heureux, l’inauguration des WC, ou dramatiques, le match de foot. C’est par l’écriture, originale, que le narrateur retrouve cette enfance trop vite passée et abandonnée par la force des événements.

 
L'auteur:

Sasa Stanisic

Né en 1978, de mère bosniaque et de père serbe, Saša Stanišic a quatorze ans quand il doit fuir la ville de Višegrad, alors que la guerre embrase la Yougoslavie en 1991. Il se réfugie avec ses parents en Allemagne, où il choisira de rester après leur départ vers les Etats-Unis, alors qu’il a tout juste dix-sept ans. La beauté des images et la force de l’écriture de ce premier roman, Le soldat et le gramophone, démontrent que la langue et la littérature peuvent devenir la terre promise d’un apatride.
 

27 juin 2012

15/40: Birdman

+++++
468 pages

 
Premières phrases:
1

North Greenwich. Fin mai. Trois heures avant le lever du soleil, le fleuve était désert. Le courant tendait les amarres des péniches sombres, et une marée d’équinoxe de printemps libérait doucement de petits sloops de la vase o ils reposaient. Une brume légère s’élevait des eaux et dérivait vers l’intérieur des terres, par-delà les comptoirs des marchands de fournitures pour bateaux, sur le Dôme du Millénaire désert et d’étranges paysages lunaires et désolés, avant de s’arrêter, cinq cent mètres plus loin, sur un terrain vague encombré de machines.

L'histoire:
C’est dans ce terrain vague que cinq cadavres de femmes vont être découverts. Même modus operadi : c’est l’oeuvre d’un serial killer. Jack Caffery, inspecteur aux enquêtes sensibles, est chargé de l’enquête.
Suspense et rebondissements : tout y est pour qu’on ne lâche pas le livre. Attention, âmes sensibles s’abstenir !

  L'auteur:

Mo Hayder  est née à Londres en 1962, ses parents sont des universitaires anglais.
Enfant terrible, elle quitte brutalement sa famille à l’âge de 16 ans pour enchaîner les petits boulots dans la capitale. À 26 ans, après dix années de vie mouvementée sur fond de « sexe, drogue et rock’n’roll », elle décide, un aller simple en poche, de s’envoler pour l’empire du Soleil-Levant. Une fois arrivée à Tokyo, c’est la désillusion. Mo Hayder mène une existence austère, vit dans une seule pièce et n’en sort que pour aller travailler. Elle y exerce les métiers de barmaid, éducatrice et enfin professeur d’anglais. Attirée par le cinéma d’animation, elle quitte à 28 ans le Japon pour les États-Unis afin d’y suivre des études de cinéma. Le caractère violent de ses réalisations lui interdisant tout espoir de large diffusion, Mo Hayder décide de retourner en Angleterre. Elle y occupera un poste dans la sécurité comme « garde du corps » puis se consacrera entièrement à l’écriture. Elle vit désormais avec sa fille et son compagnon.
Marquée à vie par les expériences traumatisantes dont ont été victimes plusieurs de ses proches, elle reconnaît volontiers sa fascination pour le morbide et la cruauté qui hantent ses livres.  

Bibliographie:

  • Birdman (2000)  LU
  • L'Homme du soir (2001)
  • Tokyo (Tokyo, 2004). LU
  • Pig Island (2006)
  • Rituel (2008)
  • Skin (2009)
  • Proies (2010)
  • Les lames (2011)
Birdman , son premier roman, est devenu en très peu de temps un best-seller et s’est vendu à 130 000 exemplaires en Grande-Bretagne. Avec Tokyo, Mo Hayder confirme son statut unanimement reconnu d’étoile montante du roman noir. Elle a reçu pour ce roman le Grand Prix des lectrices de Elle 2006 catégorie Policier.
Plusieurs de ses romans (Birdman, L'Homme du soir, Rituel, Skin et Proies) mettent en scène l'inspecteur Jack Caffery, de la brigade criminelle du sud de Londres et Phoebe Marley, surnommée Flea, plongeuse pour la police de Bristol.
Ses livres sont traduits dans une quinzaine de pays.

19 juin 2012

14/40: Les visages

+++++
474 pages

Premières phrases:
1

Au début, je me suis mal comporté. Je ne vais pas vous mentir, alors autant jouer cartes sur table dès maintenant: si j'aimerais croire que je me suis racheté par la suite, il ne fait aucun doute que mes intentions, du moins au début, ont manqué quelque peu de noblesse. Et encore, c'est un euphémisme. Alors puisqu'il faut être honnête, soyons honnête: j'étais motivé par l'appât du gain et surtout par le narcissisme; un sentiment de toute-puissance profondément enraciné dans mes gènes et dont je semble incapable de me débarrasser, bien qu'il me fasse parfois honte. Déformation professionnelle, j'imagine, mais aussi une des raisons qui m'ont poussé à tourner la page. "Connais-toi toi-même."
Et merde. Je m'étais promis de faire un effort pour ne pas parler comme un sale con prétentieux. Il faut que je fasse plus roman noir; en tout cas j'aimerais bien.

L'histoire:
Ethan Muller est le descendant d'une des plus riches familles de New York et il est galeriste.
Il vient de découvrir une oeuvre phénoménale mais l'artiste est introuvable. Outre son oeuvre, il ne reste de lui que des journaux: un pour la météo et un autre pour ses repas quotidiens, presque toujours les mêmes.Victor Cracke, c'est son nom, est de plus en plus énigmatique, surtout lorsque Ethan Muller découvre que les visages d'enfants représentés s'avèrent être des enfants assassinés il y a plus de 40 ans...

"Ce livre est peut-être un roman policier, mais moi je ne suis pas policier". Ethan Muller nous annonce la couleur: il tient à nous raconter son histoire mais à sa manière et il va faire de son mieux.
Intrigue captivante, humour, personnages attachants: excellent cocktail!


Citations:

"Tenez, une petite phrase à la Marlowe. Vous n'êtes pas fiers de moi?"



  L'auteur:

Jesse Kellerman est un écrivain américain de polars née le 1er septembre 1978. Il est le fils des écrivains Jonathan Kellerman et Faye Kellerman.

Bibliographie

  • Les Visages, 2009, Sonatine Éditions,  Grand prix des lectrices de Elle
  • Jusqu'à la folie, 2011, Éditions des Deux Terres

02 juin 2012

13/40: La fortune de Sila

+++++
317 pages


Premières phrases:
PROLOGUE
Paris, hôtel Cane, juin 1995

L'homme mangeait. Les plats se succédaient, auréolés de noms rares scandés par les serveurs: murex, thon rouge et gambas obsiblues, ventrèche laquée, courgette serpent, main de Bouddha, merinda et herbes insolites, goujonnettes de sole voilées de farine de maïs, truffes blanches d'été... Une poésie précieuse. Et les saveurs, mêlant ces ingrédients délicats dans une diversité cohérente, s'écroulaient dans le palais, en continuelles expansions du goût, libérant toujours de nouvelles nuances.

L'histoire:
Le roman s'ouvre dans le meilleur restaurant du monde, à Paris. L'un des serveurs reçoit un coup de poing d'un des clients parce qu'il a osé toucher son fils de 6 ans qui gênait le service.
Le serveur, c'est Sila, l'agresseur, c'est Ruffle, ancien footballeur américain, devenu chef d'entreprise.
On va suivre ces personnages ainsi que d'autres témoins de l'incident: Lev Kravchenko, oligarque russe qui a contribué à faire élire Boris Eltsine; et enfin, Simon, mathématicien à la mémoire phénoménale et son meilleur ami Matthieu.

On nous conduit dans un tour du monde des finances à travers des personnages à la psychologie très fouillée. Mensonges et trahison sont les maîtres-mots de cet "univers impitoyable" où toutes les valeurs humanistes sont ridicules. On comprend tout et c'est passionnant.

Citations:

"Un être en guerre, pour moi, c'est un homme pour qui la défaite a déjà eu lieu. La défaite de tout ce qui peut nous rendre humains mais aussi la défaite du bonheur."



  L'auteur:

Agrégé et docteur ès Lettres, enseignant au Lycée franco-allemand de Buc, Fabrice Humbert est l’auteur de plusieurs romans.



Bibliographie:
  • Autoportraits en noir et blanc, 2001 
  • Biographie d'un inconnu, 2008 
  • L'Origine de la violence, 2009 , a reçu le 10 mai 2010 le Prix Littéraire des Grandes Ecoles. 
  • La Fortune de Sila, 2010