20 novembre 2011

Festival Montier-en-Der 2011

Un rendez-vous régulier pour en avoir plein les yeux!
Cliquer sur l'affiche pour aller sur le site de l'AFPAN.

Et pour voir quelques photos, à partir du sommaire, passer par là:
festival 2011 / listing photographes
en cliquant sur le nom du photographe, on a son parcours et une ou 2 photos...

Un petit aperçu:
Jacques VILLON ( http://gillon.jacques.free.fr )




Patrick BLIN ( http://www.patrickblin.com/ )
"I love loups"
Copyright 2010, tous droits réservés








Stéphane HETTE ( http://www.images-nature.eu/ )


etc!

19 novembre 2011

24/40: Yanvalou pour Charlie

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Le Yanvalou est une musique traditionnelle d'Haïti. C'est aussi une danse dédiée à Legba, divinité du vaudou qui est le gardien des barrières conduisant à l'univers des esprits.
Les danseurs imitent avec leur corps et particulièrement leurs épaules et leurs bras le mouvement des vagues et sont vêtus de larges jupes blanches rappelant celles des Ounsi (prêtresse du vaudou).

4 personnages se relaient pour nous raconter ce drame. On rencontre d'abord Mathurin, avocat ambitieux qui a réussi en tournant le dos au village, au monde de ses origines. Il se trouve soudain confronté à Charlie, en cavale, enfant abandonné placé dans un orphelinat misérable, qui vient lui demander son aide. Il vient du même village, a connu des personnes qu'il a aimées...

p.99:

"menti aux policiers, leur affirmant que nous avions quitté le Centre. Nous devions aller ailleurs. Mais nous n'avons pas d'ailleurs. Ce dortoir de merde, c'était quand même notre seule maison. On a les refuges qu'on peut. Et si nous avons fait ce que nous avons fait en prévision de ce moment où il faudrait aller vivre loin du Centre, le quitter, comme ça, avant le jour prévu, ça nous a quand même attristés, Gino et Filidor sont partis ensemble. Je suis resté un moment avec le père Edmond. Le temps qu'on fouille dans nos mémoires pour trouver une option: le Dieutor de ma mère. En souhaitant qu'il existe vraiment. Le père Edmond a passé quelques appels. Il m'a donné l'adresse du cabinet. Et me voilà. Sorry. J'aurais pu venir ici et ne pas te dire la vérité. Mais je n'aime pas mentir. La police, elle ne viendra pas me chercher ici. Je veux juste attendre. Jusqu'à l'heure du rendez-vous. Après, on verra. Nathanaël, il a tellement changé. Cette fille, elle lit peut-être dans des livres qui disent comment changer le monde, mais au fond elle est nulle. Y a des types quand ils rencontrent une fille, tout ce qu'ils veulent, c'est la garder pour eux, la mettre dans une prison. C'est plus original de vouloir sortir tout le monde de sa prison, parce qu'une fille. De vouloir distribuer les biens du monde à tous. Parce qu'une fille. Nathanaël, il a trouvé son étoile avant nous. Je sais pas si elle fait bien son métier de militante, mais elle fait mal son métier d'étoile. Et puis, si tu peux pas voir tout près de toi celui qui est dans le besoin, comment tu comptes faire pour rencontrer les autres? Moi, c'est simple. La générosité commence dans la proximité. Pas besoin d'aller chercher loin. Nathanaël, il crève d'amour, et tout ce qu'elle lui propose c'est d'aller jouer le va-t-en-guerre. Nous, on a perdu un leader, et la nôtre,"

09 novembre 2011

23/40: Contes carnivores


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Encore un recueil de 14 nouvelles, mais ici, on baigne dans le fantastique. Ça faisait longtemps mais finalement, j'aime toujours autant. J'aime aussi beaucoup la phrase d'Ambrose Bierce (écrivain américain) mise en exergue: "Si ces faits stupéfiants sont réels, je vais devenir fou. S'ils sont imaginaires, je le suis déjà."
Une femme-orange qui se boit, un botaniste amoureux de sa plante carnivore, un curé qui a 2 corps, des amateurs de marées noires, un homme trahi par ses miroirs...
Grand plaisir de lecture!

p.99:

"-tallé au-dessus du lavabo, il ne put s'empêcher de sursauter. Que lui arrivait-il? Il se demanda si le phénomène dont il était victime était imputable à la faiblesse de son esprit ou à la malice de la coiffeuse; le meuble avait-il décidé de le punir pour sa vie dissolue, ou bien ses visions étaient-elles l'effet d'une rebuffade de son inconscient, fatigué par les mensonges qu'il faisait à ses quatre femmes? Blême, il sortit de la salle de bain et se recoucha. A vingt-deux heures, il annonça à Isabelle qu'il ne pouvait dormir à ses côtés et promit pour se faire pardonner ce qu'il avait déjà promis l'avant-veille à Hélène - un dîner. Il retourna à son bureau et, après quelques instants, prit son téléphone et composa le numéro de l'hôtel qu'il venait de quitter.
- Hôtel de Norvège, bonsoir.
- Edouard Renouvier à l'appareil.
- Oh, bonsoir, Monsieur. Que puis-je pour votre service?
Il y a dans ma chambre un meuble que j'aimerais voir enlevé. C'est une coiffeuse, installée contre le mur qui fait face au lit et munie d'un miroir rabattable.
- Oh, je vois, Monsieur. Une coiffeuse es années 1920, assez semblable à celles que dessinait Ruhlmann, je crois.
- Sans doute. Puis-je vous demander de la faire enlever dès que la dame qui occupe en ce moment la chambre sera partie?
- Certainement, Monsieur. Je m'en occupe. Désirez-vous que nous la remplacions par un autre meuble?
- Mettez ce que vous voulez à la place, ça m'est indifférent.
- Très bien, Monsieur. Autre chose?
- Non, ce sera tout. Au revoir.
- Au revoir, Monsieur."