04 septembre 2011

17/40: Le lac né en une nuit

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p.99:

« d’avis pour lui permettre de s’allier à un des royaumes qui bordaient le sien, et dans le même temps n’était pas mécontent de garder près de lui sa fille préférée…

Un jour, le vaisseau qui portait la princesse et sa suite arriva dans un charmant village. Le site, pittoresque, plut à Tiên Dung, et elle décida de faire halte pour explorer les lieux. Se promenant sur la plage et la trouvant immaculée, elle voulut profiter du climat, très doux, et de la beauté du site, et ordonna qu’un bain lui fût préparé en plein air. Les serviteurs dressèrent une tente de fortune à l’aide de panneaux de soie, et la princesse commença ses ablutions. Tandis qu’elle versait de l’eau sur son dos, elle entendit un léger cri. Se tournant vivement, elle se trouva presque nez à nez avec un jeune homme entièrement nu, qui tentait en vain de se dissimuler derrière des roseaux, et qu’elle avait arrosé par mégarde. Saisie de frayeur, elle faillit appeler ses gens à l’aide, mais se ravisa devant la confusion du garçon, au demeurant fort beau. Le corps à demi enfoui dans le sable, n’osant lever les yeux vers Tiên Dung, il implora sa clémence tout en lui contant son histoire.

« Princesse, mon nom est Chu Dông Tu. Autrefois j’habitais avec mon père une cabane sur la lisière du fleuve. Nous étions pauvres mais n’avions pas à nous plaindre : nous disposions d’un toit, et la mer nous a toujours fourni de quoi nous nourrir. Mais voilà qu’un jour où nous étions sortis pêcher un incendie anéantit notre »

18 contes vietnamiens choisis par Minh Tran Huy. Née à Clamart, ces histoires l’ont reliée à ses racines, à un pays et à ses traditions, à une identité lointaine et rêvée…

01 septembre 2011

16/40: Démon

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Pierre Rothko, le narrateur, est grand reporter. Il part à la recherche de l'histoire de son père et de ses grands-parents. Se déroule alors l'histoire de l'Europe du XXe siècle avec son cortège d'horreurs. Sa quête le conduit en Tchétchénie, pays en guerre contre la Russie, et lui permet de rendre compte de l'état du monde aujourd'hui: pas très bien!

Intense et passionnant, mais les feuilles de mon livre se sont détachées jusqu'à la page 116!!!

p.99:

"Un ouvrier de Minsk dans le secteur automobile produisait environ la moitié de son collègue du Michigan. La classe ouvrière soviétique, à la différence de la classe ouvrière aux Etats-Unis, était souvent inapte. Pour une grande part, elle provenait de campagnes reculées, d’où elle était partie faute de pouvoir y manger à sa faim. Elle n’était pas qu’affamée, du reste ; elle était aussi insociable, querelleuse, alcoolique.

Klitch y était d’autant plus sensible que le portrait de sa famille correspondait à ce tableau de paysans attirés par la ville, à qui faisaient défaut non seulement les ressources, mais les manières les plus élémentaires. Dans ces conditions, mon grand-père, diplômé d’une des meilleures écoles d’électricité du pays, cherchait à policer ses ouvriers, luttant contre les maladresses, l’incompétence, l’absentéisme, les désertions, les rixes dans les vestiaires, les accidents, les dégâts causés aux machines, les vols d’outils. Pour cela, je suppose, il lui fallait rendre des comptes à Klitch. Mais cette explication ne suffit pas pour comprendre la présence – même discrète – de cet apparatchik dans l’histoire de mon père.

Les choses commencent à s’éclairer si l’on admet que Klitch a pu représenter pour lui une sorte de double bolchevique qui avait réussi. Un alter ego sur le mode héroïque. Un militant qui pouvait certes ressembler à beaucoup d’autres, mais en qui mon père avait psychiquement investi, aussi bien au cours des années 40 que plus tard, quand il quitta l’URSS et le berceau du stalinisme. Le jour de son départ, mon père était âgé de vingt-trois ans – c’était à peu près l’âge de Klitch quand, enfant, il le vit pour la première fois (probablement en 1938, lorsque son père obtint la direction de la fabrique Bosniev et qu’il invita à dîner le troisième secrétaire en compagnie d’autres notables)."

19 août 2011

Guinness et Ginko


J'ai du retard dans mes posts mais celui-ci est prioritaire!!!
Voici
Guinness

qui était prévue et attendue.

à 6 semaines:


à 8 semaines:




Et l'inattendu, l'irrésistible
GINKO

l'a accompagnée:




Il n'a pas arrêté de me faire du charme!!!



Avec TILAÏ cela fera donc
3
Bergers Belges Tervuerens!!!
Plus on est de fous plus on rit
parait-il...
"Ma retraite était si tranquille..."

17 juillet 2011

Quelques BD avant la Sicile

Chronique humoristique d'une femme trentenaire et moderne.



Héros de la lignée de Boro (de Frank et Vautrin), dont le destin est lié à la grande Histoire (1ère guerre mondiale). Deux tomes à venir...

15 juillet 2011

15/40: Tokyo

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Nankin, 1937 : Shi Chongming écrit son journal au moment où les Japonais, en guerre contre la Chine, arrivent dans sa ville précédés par les rumeurs de massacres alors que sa femme est enceinte - Tokyo, 1990: Grey débarque dans la mégapole sans argent ni bagages à la recherche d'une vidéo dont les images sont l'unique témoignage visuel des atrocités commises par les Japonais à Nankin en 1937...
Deux récits en alternance qui finissent par se rejoindre autour d'un fait terrifiant.
Ambiance plutôt captivante pour ce thriller qui comporte cependant quelques longueurs et quelques facilités.

p.99
"Je vis Shi Chongming arriver à l'université de Todai le lendemain à huit heures du matin. Sur place depuis six heures et demie, je l'avais d'abord attendu au coin de la rue, puis au Bambi Café lorsqu'il avait ouvert ses portes. J'avais commandé un petit-déjeuner copieux - soupe miso, lamelles de thon au riz, thé vert. Avant de transmettre ma commande en cuisine, la serveuse m'en chuchota le prix. Je la dévisageai d'un oeil perplexe. Puis je compris: elle ne voulait pas que je m'imagine que ce serait gratuit cette fois encore. Je me rendis au comptoir et réglai le montant de l'addition. Ensuite, quand elle m'apporta ce que j'avais demandé, je lui remis trois mille yen. Elle considéra les billets sans mot dire, s'empourpra et les glissa dans la poche de son tablier gaufré.
C'était une journée chaude, mais Shi Chongming portait une chemise mao de coton bleu, d'étranges petits souliers de gymnastique en caoutchouc noir élastique, du genre de ceux que les écoliers anglais chaussaient autrefois en cours d'éducation physique, et son étrange chapeau de pêcheur. Il marchait avec lenteur et circonspection, l'oeil rivé sur le trottoir. Il ne me remarqua qu'au pied du portail, lorsque j'émergeai de l'ombre des arbres et vins me planter face à lui. Il ne vit que mes pieds et stoppa net, la canne en suspens, la tête toujours baissée.
- Vous deviez me téléphoner.
Lentement, très lentement, Shi Chongming releva la tête. Ses yeux étaient troubles comme des billes nuageuses.
"

08 juillet 2011

Au jardin

Pivoine



rouge-queuebergeronnette et son petit




bébé rouge-queue



larve puis nymphe de coccinelle


tabac d'Espagne







hespérie (?, pas sûr)


piéride





















07 juillet 2011

14/40: Charly 9


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Changement de programme dans le défi: "Charly 9" remplace "Mangez-moi".
Je ne suis pas en avance cette année, merci les sudokus qui envahissent mes créneaux de lecture!!!
Je suis déçue! Après le cocu magnifique qu'était Montespan, je m'attendais à un roi, assassin malgré lui, plus intéressant. Je n'aime pas l'écriture:Teulé utilise des expressions d'époque et les mêle à un langage actuel souvent familier, cela fait très artificiel. On reste toujours très à l'extérieur des événements et des personnages, des anecdotes et des détails historiques sont plaqués. Cela donne juste envie d'en savoir plus sur ce roi de malheur et sur cette époque qui a dû être terrible. Heureusement, l'auteur nous fournit une bibliographie intéressante à la fin du livre.

Début:

"- Un mort?
Un gentil garçon semblant à peine sorti de l'adolescence - il vient d'avoir 22 ans - écarquille ses grands yeux:
- Quoi? Vouloir que j'ordonne, pour cette nuit, l'assassinat d'un convalescent surpris en plein sommeil? Mais vous n'y pensez pas, ma mère! Et puis quel homme, l'amiral de Coligny que j'appelle "mon père". Jamais je ne scellerai cet édit!

Tout loyal, franc, ouvert du coeur et de la bouche, le garçon, à haute fraise blanche entourant sa gorge jusqu'au menton, s'étonne:

- Comment pouvez-vous venir me réclamer la mort de mon principal conseiller qui déjà hier matin, sortant du Louvre, fut arquebusé dans la rue par un tueur caché derrière du linge séchant à une fenêtre?... Il n'est que blessé. Ambroise Paré dit qu'il s'en tirera et je m'en réjouis.
- Pas nous, répond une voix de matrone au fort accent italien. D'autant que c'est ton jeune frère et moi qui avions commandité l'attentat.
- Quoi?!
"

26 juin 2011

13/40: Les hommes-couleurs


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L'histoire est plutôt complexe à résumer!
1950 - 1989: on navigue sans cesse entre ces 2 époques, la plus récente apportant un autre point de vue sur ce qui s'est passé dans la plus ancienne.
Joshua Hopper est chargé d'éclaircir ce qui s'est passé sur un chantier mexicain ayant mobilisé des milliers d'hommes et n'ayant laissé aucune trace ni réalisation. Il retrouve un ancien ouvrier: il s'agissait de creuser un tunnel entre le Mexique et les Etats-Unis pour une voie ferrée...
Ce chantier était dirigé par un certain Bernache, marié à Florence avec 4 enfants.
Le style aussi est complexe, il ne se passe pas grand chose et l'ambiance est plutôt inquiétante, floue. Difficile mais on va jusqu'au bout. Surprenant...

1er paragraphe:

"I. Mexico - 1945 sous la pyramide Elle ne sait pas que cet endroit s'appelle l'Allée des Morts. Au lieu de la tenue de sacrifice, elle a mis une casquette de baseball et une paire de jeans, et elle avance sans crainte. Florence ne saura jamais où est passé le temps pendant qu'elle parcourait les deux mille mètres de caillasse qui la séparait de la pyramide - elle s'arrête souvent parce qu'elle a chaud, pendant plus d'une heure elle reste même à l'abri d'un auvent où on peut acheter de la bière à une toute petite fille dans un tablier mauve, et quand elle ressort ses dernières pensées sont distillées par la chaleur, elle continue d'un pas drôlement léger, saluant au passage les agaves au long cou, dont les têtes ont éclaté dans le ciel en fleurs noires et bouclées."

p. 99:

"La taupe n'était pas morte toute seule, et pas sous l'assaut des fourmis. Florence vit un pied qui dépassait du tronc de l'arbre, bientôt un corps tout entier: un homme avec un épais tablier vert anglais et des bottes de jardinier, et tenant dans sa main un lourd morceau de bois. L'homme souriait, et pointait du menton le carnage, se montrant satisfait de sa besogne. Il dit: "C'est la troisième taupe que je tue aujourd'hui." Florence ne se souvenait pas d'avoir jamais embauché ce jardinier. Elle eut la certitude qu'elle le voyait pour la première fois. Puis il ajouta:"J'ai quelque chose d'important à vous annoncer." Il ne parla pas tout de suite. Il alla s'asseoir à quelques mètres en face d'elle et la regarda longuement. Florence s'était levée, cherchant du regard une personne secourable, mais ils étaient assurément tout seuls dans le jardin. C'était bientôt le soir, la lumière était plus oblique, et semblait ourler les bourrasques de vent en provenance du soleil. Elle sentit que les enfants s'agitaient dans son ventre, qu'il fallait rester calme, et voyant qu'il serait inutile de s'échapper et de courir, elle se rassit. Alors, l'homme posa près de lui le bâton sur lequel on discernait une tâche humide et sombre, qui devait être le sang de la petite taupe. Au bout d'un moment, il mit fin au silence."