10 février 2011

L'amour est un chien de l'enfer, Tome 1

Recueil de poèmes aux titres évocateurs: Toi ; La déesse d'un mètre quatre-vingts et quelques ; J'ai trop souvent vu des clodos aux yeux vitreux ; Piégé ; Seul avec tout le monde ; Sombre lady ; Comment devenir un grand écrivain ; Quand je pense à ma propre mort ; Des lits, des toilettes, toi et moi...
Au dos du livre, l'éditeur précise "la liqueur est très forte".
Âmes sensibles s'abstenir alors? La rue, les coups durs, l'alcool, la mélancolie, les femmes... Images percutantes, délires...
"Sa méthode - écrire deux ou trois poèmes chaque nuit, arrosés du vin du Rhin- [...]" (Raphaël Sorin, préface)

p. 99

ce qu'elle veut


Vallejo écrivant sur
la solitude tandis qu'il crevait
de faim;
la pute repoussant l'oreille
de Van Gogh;
Rimbaud mettant le cap sur l'Afrique
à la recherche de la fortune et n'y trouvant
qu'un cas incurable de syphilis;
Beethoven devenant sourd;
Pound que l'on traîne à travers les rues
dans une cage;
Chatterton prenant de la mort au rat;
la cervelle d'Hemingway tombant goutte à
goutte dans le jus d'orange;
Pascal se taillant les veines
dans une baignoire;
Artaud s'enfermant avec sa folie;
Dostoïevski que l'on colle au mur;
Crane sautant sur un bateau à moteur;
Lorca abattu sur la route par des soldats
espagnols;
Berryman se balançant du haut d'un pont;
Burroughs tirant sur sa femme;
Mailer la poignardant;
-- voilà ce qu'elle veut:
un spectacle du feu de Dieu
leurs noms en grandes lettres de néon
au milieu de l'enfer.
voilà ce qu'elle veut,
cette bande
de minables
ramollos
pépères
mornes
comsommateurs
de spectacle.

06 février 2011

5/40: Tom petit Tom tout petit homme Tom

+++
Tom est un petit garçon d'une dizaine d'années qui vit dans un mobil-home avec sa mère de 14 ans son aînée. Il se débrouille comme un chef côté cuisine, ménage,... aide les mamies tombées dans leur jardin...
Roman plein de bons sentiments où les gens finissent par se retrouver, s'aimer et tout est bien qui finit bien dans le meilleur des mondes possible même si au départ la situation était plutôt dramatique. Fille-mère à 14 ans, c'est pas simple!
Lecture facile, un peu trop, pas désagréable. Ça me fait penser à un bonbon un peu trop sucré et vite avalé. Ça pourrait être un livre d'Anna Gavalda (du genre "Ensemble, c'est tout", pas de ses nouvelles).
p. 99:
"Il prend une grande inspiration et ouvre la boîte. Sur le dessus, il y a une feuille de papier couverte d'additions, de soustractions, de chiffres barrés, griffonnés, entourés de ronds. Et dessous, les billets. Il en prend un, le note sur un coin de la feuille, referme vite la boîte à clef, rouvre les rideaux, tire le loquet de la porte, sort, s'allonge par terre sous le mobil-home et remet la boîte où elle était.
Il peut enfin respirer.
Il pédale sur la route depuis une demi-heure. Il fait très chaud, il a soif et il est crevé. La route est encore longue. Il s'assied pour se reposer. Un bruit de moteur. Il se relève, pousse son vélo sur le côté. Le véhicule le dépasse, freine brutalement un peu plus loin. Et trois coups de klaxon. Le chauffeur ouvre sa portière, fait de grands gestes.
- Oh! Petit! Je peux t'aider?
Tom reconnaît Samy. En costume noir, cravate noire, chemise blanche... Comme la première fois. Sauf que maintenant sa braguette est réparée.
- Non merci.
Mais Samy s'approche.
- Où tu vas comme ça? Je peux te rapprocher?
- Non, non, ça va.
- Y a plein de place derrière. Regarde. Ça ne me dérange pas du tout."

03 février 2011

Thé à la menthe ou t'es citron?

Du grand burlesque, la salle pleure de rire, ça fait du bien!


sur Culturebox !

02 février 2011

Le marchand d'éponges

+++-

Un meurtre vient troubler le quotidien de Pi, clochard et vendeur d'éponges. Interrogé comme témoin, il fait la connaissance d'Adamsberg, le célèbre commissaire aux méthodes déroutantes. La vérité sur l'affaire se dévoile peu à peu, en même temps que se dessine le portrait d'un homme brisé par la vie.
Edmond Baudoin met en BD une nouvelle de Fred Vargas, "Cinq francs pièce".
Le dessin est très sombre mais colle à l'histoire. C'est court mais tout Vargas y est.

01 février 2011

4/40: L'âge de fer

+++-
Ce livre est une longue lettre que la narratrice destine à sa fille, partie vivre aux Etats-Unis. Elle lui livre ses dernières pensées, lui raconte les événements qui ponctuent les derniers moments de sa vie. Elle vient d'apprendre qu'elle est atteinte d'un cancer qui en est à sa phase terminale.
En rentrant chez elle, elle découvre qu'un SDF s'est installé dans sa cour. Elle va l'accepter, elle ne veut pas rester seule pour cette fin terrible qu'elle pressent. Mais sera-t-il à la hauteur, ce vieillard alcoolique et sale?
Un autre cancer la fait souffrir: l'apartheid qui ronge son pays, l'Afrique du Sud. Par sa domestique, mère d'un adolescent qui n'accepte plus ce régime et participe aux émeutes réprimées de manière sanglante, elle est bien obligée de se confronter à la réalité de ce pays et de constater son impuissance totale à changer quoi que ce soit ou même à aider ou seulement à comprendre...

Mort et désespoir, culpabilité et impuissance: le programme manque un peu de réjouissance! mais pas de réflexions.

p.99:
III
Aux petites heures de la nuit dernière le téléphone a sonné. Une femme, essoufflée, comme le sont souvent les gens obèses.
- Je voudrais parler à Florence.
- Mais elle dort. Tout le monde dort.
- Si, vous pouvez l'appeler.
Il pleuvait, mais pas fort. J'ai frappé à la porte de Florence. La porte s'est ouverte aussitôt, comme si elle s'était tenue de l'autre côté à attendre d'être appelée. Derrière elle s'est fait entendre le gémissement d'un enfant.
- Le téléphone, ai-je dit.
Cinq minutes plus tard, elle est montée dans ma chambre. Sans ses lunettes, tête nue, vêtue d'une longue chemise de nuit blanche, elle semblait beaucoup plus jeune.
- Il y a des troubles, dit-elle.
- Bheki a des ennuis?
- Oui. Je dois partir.
- Où est-il?
- Il faut d'abord que j'aille à Guguletu, et après, je pense, au Site C.
- Je ne sais pas du tout où se trouve le Site C.
Elle me jeta un regard étonné.
- Je veux dire: si vous pouvez me montrer le chemin, je vous conduirai en voiture, dis-je.

26 janvier 2011

Boire, fumer et conduire vite

Trois hommes, qui vont être obligés de faire connaissance, se retrouvent dans une salle de garde à vue. Le premier est ivre, le 2e a fumé une cigarette dans un lieu public et le 3e roulait trop vite. Ils se considèrent victimes d'un système qui abuse des interdits, même sur des délits mineurs.
L'arrivée de leur avocate ne va pas vraiment arranger les choses en ce soir de réveillon.
David Brécourt, Christian Vadim, Philippe Lellouche
Tous excellents, le plus drôle, parce que le plus naïf et le plus touchant, est le personnage très alcoolisé, interprété par Christian Vadim qu'on découvre avec bonheur dans un registre comique. Et sous la comédie, Philippe Lellouche, auteur et comédien, en profite pour régler quelques comptes ou plutôt pousser quelques coups de gueule à propos de choses qui l'énervent profondément (Dora l'exploratrice, les sous-pulls des années 70, les points gagnés par les commissariats de police suivant le type d'arrestation, par exemple).
Marie Fugain remplace plus tôt que prévu Vanessa Demouy, enceinte, dans le rôle de l'avocate commise d'office. On la sentait un peu tendue, pas aidée par un spot qui a grillé juste au-dessus de la tête des comédiens, qui sont restés très zen, malgré tout!
Un bon moment.

25 janvier 2011

Festival Télérama 2011 (6)


Synopsis d'Allociné: 1974, Buenos Aires. Benjamin Esposito enquête sur le meurtre violent d'une jeune femme.
25 ans plus tard, il décide d'écrire un roman basé sur cette affaire "classée" dont il a été témoin et protagoniste. Ce travail d'écriture le ramène à ce meurtre qui l'obsède depuis tant d'années mais également à l'amour qu'il portait alors à sa collègue de travail. Benjamin replonge ainsi dans cette période sombre de l'Argentine où l'ambiance était étouffante et les apparences trompeuses...

On s'attache vite aux personnages par le côté mélo mais l'ambiance est très tendue et la tension ne fait que s'accentuer jusqu'au dénouement.
Beaucoup trop de choses à dire sur ce film: il vaut mieux le voir!

24 janvier 2011

Festival Télérama 2011 (5)

Lui est ingénieur, elle est psy. En dehors du boulot, ils ont une passion commune: le jardin et pratiquent l'humour et le respect. Tout au long de l'année, ils accueillent leurs amis et comme ils ont une grande écoute, ces amis s'épanchent et révèlent leurs angoisses, leur mal de vivre, leur détresse.
Ces éclopés de la vie sont attendrissants, pathétiques, têtes à claque mais lorsqu'ils dépassent les bornes, la main tendue peut vite fermer la porte; mais pas à clé...

23 janvier 2011

Festival Télérama 2011 (4)

Un producteur français revient des USA avec une équipe de strip-teaseuses et présente un show "New Burlesque"dans l'ouest de la France. Il nous entraîne dans l'univers singulier de la tournée: hôtels, boîtes de nuit, petits cabarets, répétitions, trains...
Des personnalités hautes en couleurs, fantasques, des rires, des pleurs, des engueulades, des coups de blues. Très original.

22 janvier 2011

Le Quatuor

Quel talent!
Les Quatre virtuoses de l'archet et de l'humour nous ont enchantés, comme a chaque fois, on regrette parfois que certains morceaux ou saynètes ne durent pas plus longtemps. Un régal!

Festival Télérama 2011 (3)

Je m'attendais à un film drôle et léger... Ça en a l'apparence, mais c'est sombre, très sombre. Aucun des personnages ne s'en tire indemne dans sa relation aux autres. Un homme louche sur la jeune femme d'en face pendant que son épouse tombe amoureuse de son patron, qu'elle comprendra disponible mais trop tard. Le père âgé divorce de son épouse pour une jeunette qui le ruine puis le trompe... Ils croyaient trouver mieux, ils trouvent pire et en restent désemparés et malheureux. Pas d'espoir, noir c'est noir!

21 janvier 2011

Festival Télérama 2011 (2)

Conte cruel et moderne d'un génie de l'informatique devenu richissime en créant Facebook. Sauf que tout est vrai ou presque. Trahison, procès, mépris, solitude, amitié, humour, cynisme: tous ces ingrédients se mêlent dans un rythme de thriller brillantissime.

19 janvier 2011

Festival Télérama 2011 (1)

Dans une Algérie qui subit la terreur, des moines trappistes français tentent de continuer leurs taches quotidiennes: la médecine pour frère Luc, les moments de prière, la vente du miel sur le marché. Parfaitement acceptés par la population locale, ces hommes de paix s'interrogent sur la possibilité de quitter cette vie, pressés par la police algérienne. Pour aller où?
Les acteurs et les chants sont magnifiques, les visages ne sont pas lisses.
Cette chronique d'une certaine humanité ou d'une humanité certaine a reçu le Grand Prix du jury à Cannes.

15 janvier 2011

3/40: La Disparition de Judas

+++++
Polar épistolaire.

A Vigata, en Sicile, le vendredi saint de l'an 1890, la population assiste comme chaque année, sur la place, à une représentation d'un épisode de la Passion du Christ, "Les Funérailles". Le spectacle rassemble acteurs professionnels, figurants et certains rôles sont tenus par des gens du cru, comme par exemple, le rôle de Judas. Il est incarné par un certain Pato, comptable dans une banque. Au moment de la pendaison du personnage, comme d'habitude, une trappe s'ouvre et Pato disparait sous la scène... pour ne plus jamais reparaître!

Articles de journaux, témoignages, rapports de police ou de carabinier, courriers de préfets, de hautes autorités, de secrétaire de ministre, de scientifiques... Le récit se construit à travers tous ces points de vue et l'intrigue progresse aussi bien que dans un polar de forme plus classique.
On sent que l'auteur s'est bien amusé et nous, on se régale!

2/40: Le Postier

++++
J'avais commencé par lire son dernier roman. Voici le premier.
Récit autobiographique, même si le narrateur s'appelle Chinaski, sur la période de sa vie où il a travaillé pour la poste pendant une douzaine d'années. Il décrit son quotidien: boulot fastidieux, harcèlement par des petits chefs en mal d'autorité, détresse de certains collègues ou clients. Heureusement, il a l'alcool, qu'il consomme sans modération, les femmes (compagne de beuveries, militante, épouse, arnaqueuse...) et les courses (de chevaux).
Ça pourrait être plombant, mais c'est drôle, léger et souvent tendre.

p.99:
"-Oh, qu'elle disait, tu sais pas ce qui est arrivé?
- Non, bébé, c'est pour ça que je te demande.
- Oh, c'est un TEL gentleman!
- D'accord. D'accord. Qu'est-ce qui est arrivé?
- Tu sais, il a tellement souffert!
- Sûr.
- Sa femme est morte, tu sais.
- Non, je savais pas.
- Sois pas si mariole. Je te dis, sa femme est morte et ça lui a coûté 15 mille dollars en notes d'hôpital et d'enterrement.
- Bon. Et alors?
- Je marchais dans le couloir. Il arrivait dans l'autre sens. On s'est rencontrés. Il m'a regardée, et avec son accent Turc il m'a dit, "Ah, vous êtes si belle!" Et tu sais pas ce qu'il a fait?
- Non, bébé, dis-moi, dis-moi vite.
- Il m'a embrassée sur le front, légèrement, on-ne-peut-plus légèrement. Et il a continué son chemin.
- Je peux te dire une chose sur lui, bébé. Il a vu trop de films.
- Comment tu savais?
- Qu'èze tu veux dire?
- Il possède un drive-in. Il s'en occupe tous les soirs après le travail.
- Pas étonnant, j'ai dit.
- Mais c'est un TEL gentleman! elle a dit.
- Ecoute, bébé, je voudrais pas te faire de peine, mais -
- Mais quoi?
- Ecoute, tu sors de ton trou. Moi j'ai fait plus de 50 boulots, peut-être cent. Je suis jamais resté nulle" [part]
et il explique à son épouse "l'amourette-de-bureau", passe-temps qui se pratique partout en Amérique.

06 janvier 2011

1/40: On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux

++++

Ce roman est une balade dans la Mémoire. Avant tout celle de la famille: le narrateur est fils de juifs polonais qui ont fui la Pologne antisémite pour Paris.

Les traces du Passé sont partout, il suffit d'ouvrir les yeux ou d'écouter. Que ce soit le passé d'un peuple, d'une famille, d'une ville, les traces (photos, peintures, objets, mémoire des vivants...) subsistent et nourrissent le narrateur.

Livre chaleureux et nostalgique d'un Paris des années 60 qui n'existe plus.

p.99:

"suis tombé sur Robert. Cette rencontre n'était pas due au hasard - la présence de Robert dans ce cortège était prévisible -, ce qui était surprenanr c'était d'être tombé sur lui au milieu de cette foule énorme d'hommes et de femmes qui avaient tenu à suivre les obsèque de ceux à qui la police parisienne avait ôté la vie. Les journaux parleraient d'un cortège de centaines de milliers de personnes.

Avant de se perdre, un peu avant d'arriver au cimetière du Père-Lachaise, Robert m'avait parlé de Fanny:

"Je pense à la peine de l'enfant. Qu'est-ce qu'on va lui raconter? On va lui parler de justice? De vengeance? On va lui parler de l'héroïsme de ses parents, de leur courage, de leur combat? Oui, je sais bien qu'il faudra préserver cette image, mais il y aura toujours d'abord son chagrin. En essayant d'imaginer sa peine, j'ai repensé à ces moments, en colonie de vacances, à nos choeurs parlés. Tu te souviens? "Il n'avait pas un camarade / mais des millions et des millions / pour le venger il le savait...

- Et le jour se leva pour lui."

Oui, c'est ça: "Et le jour se leva pour lui." C'est en 43, je crois, que Paul Eluard avait écritce poème. Est-ce qu'aujourd'hui, s'il vivait, il l'écrirait encore? Je n'en suis pas très sûr. Je ne regrette pas ces choeurs parlés. On avait raison de les monter. A"

01 janvier 2011

Défi 2011

Le défi nouveau est arrivé!

Pas de BD prévues, parce que pas de grand voyage cette année: elles viendront en plus du défi.





1. Robert BOBER: On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux
2. Charles BUKOWSKI: Le Postier
3. Andrea CAMILLERI: La Disparition de Judas
4. J. M. COETZEE: L’âge de fer
5. Barbara CONSTANTINE: Tom petit Tom tout petit Tom
6. Agnès DESARTHE: Mangez-moi
7. Emmanuel DONGALA: Le Feu des origines
8. Lionel DUROY: Le chagrin
9. R.J. ELLORY: Seul le silence
10. Mathias ENARD: Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants
11. Louise ERDRICH: La malédiction des colombes
12. David FOENKINOS: Le potentiel érotique de ma femme
13. Claudie GALLAY: Les déferlantes
14. Sylvie GERMAIN: Magnus
15. Nadine GORDIMER: Jump and other stories (in english!!!)
16. Michel GUENASSIA: Le club des incorrigibles optimistes
17. Mo HAYDER: Tokyo
18. Thierry HESSE: Démon
19. Edgar HILSENRATH: Fuck America
20. Arnaldur INDRIDASON: L’homme du lac
21. Régis JAUFFRET: Asiles de fous
22. Thierry JONQUET: La vie de ma mère !
23. Thierry JONQUET: La vigie et autres nouvelles
24. Marshall KARP: Cartoon
25. Cloé KORMAN: Les hommes-couleurs
26. Eduardo MENDOZA: Sans nouvelles de Gurb
27. Patrick Olivier MEYER: Nevrospiral
28. Irène NÉMIROVSKY: Les Chiens et les Loups
29. Amélie NOTHOMB: Journal d’Hirondelle
30. Anne PERRY: Long Spoon Lane
31. Bernard QUIRINY: Contes carnivores
32. Salman RUSHDIE: Shalimar le clown
33. M. SJÖWALL & P. WAHLÖÖ: L’assassin de l’agent de police
34. Frank TALLIS: Les pièges du crépuscule
35. Jean TEULÉ: Le Montespan
36. Minh TRAN HUY: Le lac né en une nuit et autres légendes du Vietnam
37. Lyonel TROUILLOT: Yanvalou pour Charlie
38. Boris VIAN: Le ratichon baigneur
39. Tanguy VIEL: Insoupçonnable
40. Gao XINGJIAN: Une canne à pêche pour mon grand-père

et

BONNE ANNEE !!!!!

31 décembre 2010

Le chien Blanco vol. 1 et 2



++
Un chien aux super pouvoirs, dressé pour tuer et génétiquement modifié pour développer sa résistance, sa vitesse...
Poursuivi par toute une armée, il ne pense qu'à rejoindre sa jeune maîtresse, sa traversée de l'Alaska et du nord Canada tourne au jeu de massacre.
Répétitif, au bout d'un moment on n'y croit plus.
Grosse déception!

30 décembre 2010

Erzsebet

++++

Hongrie, XVIIe siècle. La Comtesse Erzsebet Bathory vit dans son château isolé des Carpates. Elle est jeune, elle est belle. Son mari est parti à la guerre. Elle réalise que le Temps va lui prendre sa beauté.

Alors elle sombre dans une folie meurtrière : elle fait assassiner des dizaines de jeunes vierges pour boire et se baigner dans leur sang, persuadée que lui seul peut la préserver du vieillissement.
Folie qui lui vaudra son surnom de "Comtesse Sanglante".
La BD est sombre, très sombre et mêle à l'horreur un grain de perversité sexuelle.
Histoire vraie qui a inspiré récemment Julie Delpy avec son film "La Comtesse" sorti en avril 2010.

La vraie Erzsebet:


29 décembre 2010

Théâtre, volume 1: Boris VIAN

+++
C'est du pas sérieux et fier de l'être, de l'antimilitarisme affirmé et loufoque.

Les militaires sont ridicules mais les hommes d'église en prennent pour leur grade aussi!
Ça me fait beaucoup penser à ce que fait Jean-Michel Ribes.
Ce volume rassemble 3 pièces:
- Le dernier des métiers, où un révérend joue les stars devant un public conquis;
- L'équarrissage pour tous, où le jour du débarquement en Normandie n'est qu'un vague bruit extérieur, venant à peine perturber le projet de mariage dans une famille où la mère et 2 des trois filles s'appellent Marie;
- Le goûter des généraux, où la guerre vient au secours de l'économie devenue trop stable.

extrait:
PLANTIN
[...] Dites-moi quel est le pluriel de un général?

FRANCINE
Je ne sais pas moi... des généraux?

PLANTIN
Dégénérés. Un général, dégénérés. C'est comme pour les maréchaux: un maréchal, des maraîchers.
(Il s'esclaffe.)
C'est idiot, hein?

FRANCINE
Oui, monsieur Plantin. Oh! Pardon, monsieur Plantin... Je veux dire...

PLANTIN
Prenez le registre spécial et venez.
(Ils rejoignent les généraux.)