20 décembre 2009
35/40: Mystère rue des Saints-Pères
Juin 1889, Paris: l'Exposition Universelle commémore le centenaire du premier centenaire de la Révolution française mais une série de morts de plus en plus suspectes vient troubler cette belle manifestation. Victor Legris, libraire, mène l'enquête.
L'ensemble n'est pas désagréable mais peut mieux faire. Certains passages sont carrément mal écrits! Après avoir pris quelques renseignements sur le web, j'apprends que sous le nom de Claude Izner se cachent deux soeurs et que les épisodes suivants sont bien meilleurs ...
19 décembre 2009
34/40: Journal du voleur
Cela n'a pas grand chose à voir avec ce qu'on peut attendre d'un journal, il n'y a pas de chronologie. C'est plutôt l'évocation de ses errances géographiques de l'Espagne à la Belgique en passant par la Pologne, au gré des rencontres ou des retrouvailles toujours dans le milieu des voyous.
"Avec des mots si j'essaie de recomposer mon attitude d'alors, le lecteur ne sera pas dupe plus que moi. Nous savons que notre langage est incapable de rappeler même le reflet de ces états défunts, étrangers. Il en serait de même pour tout ce journal s'il devait être la notation de qui je fus. Je préciserai donc qu'il doit renseigner sur qui je suis, aujourd'hui que je l'écris. Il n'est pas une recherche du temps passé, mais une oeuvre d'art dont la matière-prétexte est ma vie d'autrefois. Il sera un présent fixé à l'aide du passé, non l'inverse. Qu'on sache donc que les faits furent ce que je les dis, mais l'interprétation que j'en tirec'est ce que je suis - devenu."
Prostitution, agressions pour vols, séjours en prison, passions pour ces voyous dont il aime les corps, poétise la violence, les lâchetés et les trahisons.
L'écriture est belle mais je n'y suis pas vraiment entrée...
33/40: Le seigneur des porcheries
Une phrase comme celle-ci peut donner envie d'arrêter le roman immédiatement! J'ai commencé par la relire plusieurs fois, pour essayer d'en comprendre le sens, ou plutôt des petits bouts de sens...
Réponse: pour que tout s'éclaire, il faut lire le livre qui retrace la triste vie de John Kaltenbrunner, allant de poisse en poisse. Enfant à part, limite autiste-supérieurement-intelligent, il est vite confronté à la bêtise et à la méchanceté humaines.
Je le mets dans la lignée de "La conjuration des imbéciles".
14 décembre 2009
32/40: Le dingue au bistouri
A Alger la Blanche, le commissaire Llob traîne sa mauvaise humeur et sa hargne.A peu près tout l'énerve. Et voilà qu'un dingue le contacte par téléphone pour lui annoncer qu'il va éventrer quelqu'un et qu'i compte bien faire la même chose à 5 autres personnes.
Le style est épouvantable! J'ai l'impression qu'il s'est essayé à la vulgarité. C'est truffé de formules lourdingues. En plus, l'enquête n'avance pas par recherche, analyse, je déteste ça dans les polars!
Début:
"Il y a quatre choses que je déteste.
Un: qu'on boive dans mon verre.
Deux: qu'on se mouche dans un restaurant.
Trois: qu'on me pose un lapin.
Quatre: rester là, à na rien foutre, dans mon bureau minable au fin fond d'un couloir cafardeux où les relents des latrines et les courants d'air adorent flûter."
Dernière phrase (ma préférée):
"Après tout, qu'est-ce qu'un criminel, sinon le crime parfait, toujours impuni, de la société elle-même..."
31/40: Zone
Un homme est dans un train pour Rome. Au-dessus de sa tête, sa valise qui contient des infos top secrètes qu'il va vendre au Vatican, ce qui va lui permettre de changer de vie.
Le livre dure le temps du trajet et des pensées du narrateur qui était agent de renseignements spécialisé dans la "zone", c'est ainsi qu'il appelle le monde méditerranéen . Il évoque les conflits qui jalonnent son histoire lointaine ou proche comme celle de l'Ex-Yougoslavie, avec ses héros, ses lâches, ses victimes et ses bourreaux. Il pense également à sa propre histoire et aux femmes qui ont partagé sa vie et celle qui l'attend, peut-être à Rome...
La structure du roman est très originale, pas de ponctuation ou très peu, les chapitres ne sont pas vraiment des découpages narratifs mais correspondent au moment où le train entre dans une nouvelle ville. On voyage du passé au présent, d'un pays à l'autre, de la culture méditerranéenne au magazine people qu'un de ses voisins de wagon est en "train" de lire...
Très enrichissant.
13 décembre 2009
Saison culturelle bragarde
Le 3 décembre, Yasmin Levy accompagnée de 5 musiciens. Elle s'est donné pour mission de faire connaître et perdurer le flamenco de style judeo-espagnol, chanté en ladino, la langue que les juifs chassés d'Espagne parlaient au XVIe siècle. Elle nous a offert des chants hérités de la tradition et quelques unes de ses créations. Superbe!
Le 10 décembre: Casse-Noisette "made in China". Des numéros de cirque intégrés dans le ballet de Tchaïkovski. Performances physiques (jonglage, acrobaties...), ambiance féerique entre noir et blanc poétique et éclatement des couleurs.
Tout le monde en est sorti ébloui!



08 décembre 2009
30/40: Du passé faisons table rase
et 2 Allemands sont rayés de la surface de la Terre. Six ans plus tard, l'une de ses affaires, restées non élucidées, remonte à la surface et menacetoute la mécanique d'un parti dont les autorités ont choisi le meurtre et le mensonge pour asseoir son pouvoir incarné par son leader René Castel. Le roman va expliquer l'origine des meurtres et nous faire découvrir en pointillé le passé trouble de l'homme politique devenu une star très médiatique.
Ce parti ressemble étrangement au Parti Communiste, et ce leader, ne serait-ce pas Marchais?
Polar politique très noir qui nous tient en haleine jusqu'au bout.
01 décembre 2009
30 novembre 2009
Marathon des lettres
Amnesty vous invite au Marathon des Lettres .
En partenariat avec le Club Léo-Lagrange, le Groupe 32 « Le Perthois » d’Amnesty International organise Samedi 5 décembre le « Marathon des Lettres ».
Cette manifestation, à laquelle chacun est invité à participer, a pour objet d’utiliser l’outil informatique pour s’adresser aux chefs d’Etat ou de Gouvernement pour leur rappeler le cas de 11 personnes victimes de violation des droits humains à travers le monde.
Rendez-vous Samedi 5 décembre, de 14h à 18h, Espace Informatique du Club Léo-Lagrange (1er étage).
Amnesty espère que les Bragards… et autres seront nombreux à venir manifester leur solidarité avec ces défenseurs des Droits Humains.
27 novembre 2009
29/40: Une femme à Berlin
"Chronique commencée le jour où Berlin vit pour la première fois la guerre dans les yeux" par une "blondinette pâlotte, toujours vêtue d'un manteau d'hiver sauvé par hasard; employée dans une maison d'édition qui a fermé ses portes la semaine dernière et licencié l'employée "jusqu'à nouvel ordre"."
Dans la cave elle répond à une fille qui lui demande ce qu'elle écrit "C'est sans importance, des histoires que je gribouille comme ça, pour m'occuper".
Son univers: le bruit permanent des tirs d'artillerie, la vision des immeubles en ruine et des morts tombés en pleine rue, puis l'arrivée des Russes le plus souvent ivres et c'est constamment la recherche de nourriture et d'eau, indispensables à la survie mais toujours plus difficiles à trouver.
"Chaque jour nouveau qui nous trouve en vie est un jour de triomphe."
Elle raconte tout, sans tabou, dans une écriture superbe.
"Entre-temps, d'ailleurs, on a inventé une expression officielle pour désigner tout ce trafic de viols: "rapports forcés", disent maintenant les autorités. Un vocable qu'on pourrait peut-être prendre en considération dans la nouvelle édition des dictionnaires à l'usage des soldats."
"Aux yeux du monde, nous sommes les Trümmweiber, les filles des ruines, et de la crasse."
Ce témoignage avait été très mal reçu à sa première parution. Trop difficile à entendre, pas le bon moment: les viols, l'impuissance des hommes allemands, la Shoah...
L'auteure anonyme a refusé pendant 40 ans de le publier de son vivant. C'est donc à sa mort en 2001 que ce livre a pu paraître, en préservant l'anonymat.
A voir: un documentaire construit avec des images d'époque et les témoignages de trois femmes "Filles des ruines".
28/40: Comme s'il neigeait des pierres noires
Héros tête à claque, l'enquête avance sans lui . L'écriture n'est pas terrible, des incohérences, des facilités... Tout ce qui énerve.
C'était le premier, ce sera le dernier. Il parait qu'il y a une suite, ... sans moi!
27/40: Le lièvre de Vatanen
+++++Itinéraire d'un Finlandais avec son lièvre.
Un journaliste quitte tout pour aller là où le vent le mène, de rencontres en rencontres d'aventures en mésaventures. Une bouffée de liberté pas toujours bien acceptée par son entourage, dans une nature belle et généreuse souvent confrontée à l'absurdité humaine.
Extrait, début du roman:
Deux hommes accablés roulaient en voiture. Le soleil couchant agaçait leurs yeux à travers le pare-brise poussiéreux. C'était l'été de la Saint-Jean. Sur la petite route de sable, le paysage finlandais défilait sous le regard las des deux hommes ; aucun d'eux ne prêtait la moindre attention à la beauté du soir.
C'étaient un journaliste et un photographe en service commandé, deux êtres cyniques, malheureux. Ils approchaient de la quarantaine et les espoirs qu'ils avaient nourris dans leur jeunesse étaient loin, très loin de s'être réalisés. Ils étaient mariés, trompés, déçus, et avaient chacun un début d'ulcère à l'estomac et bien d'autres soucis quotidiens.
Ils venaient de se quereller pour savoir s'ils devaient rentrer à Helsinki ou s'il valait mieux passer la nuit à Heinola. Depuis, ils ne se parlaient plus.
Ils traversaient en crabe la splendeur du soir, la tête rentrée, butés, l'esprit tendu, sans même s'apercevoir de tout ce que leur course avait de misérable. Ils voyageaient blasés, fatigués.
Sur une petite colline exposée au soleil, un jeune lièvre
s'essayait à bondir ; dans l'ivresse de l'été il s'arrêta au milieu de la route, debout sur ses pattes de derrière, le soleil rouge encadrait le levraut comme un tableau.
Le photographe au volant de la voiture vit le petit animal sur la route mais son cerveau engourdi était incapable de réagir assez vite, il ne put l'éviter. Un soulier poussiéreux écrasa lourdement le frein, mais trop tard. L'animal terrifié sauta en l'air devant le capot, on entendit un choc sourd quand il cogna le coin du pare-brise avant de valdinguer dans les bois.
« Hé ! On a écrasé un lièvre ! dit le journaliste.
— Putain de bestiole, encore heureux qu'elle n'ait pas cassé le pare-brise. »
Le photographe arrêta la voiture et recula jusqu'au lieu de l'incident. Le journaliste descendit.
« Tu le vois ? », demanda le photographe à contre-cœur. Il avait baissé la vitre, mais sans couper le contact.
« Quoi ? » cria le journaliste de la forêt.
Le photographe alluma une cigarette, la téta paupières closes. Il ne revint à la réalité qu'en sentant la cigarette lui brûler le bout des ongles.
« Viens donc, je n'ai pas de temps à perdre avec cet idiot de lapin. »
Le journaliste marchait distraitement dans le bois clairsemé ; il atteignit la lisière d'un petit carré de prairie, sauta le fossé et scruta la pelouse vert foncé. Dans les herbes, il aperçut le levraut.
Sa patte arrière était cassée. Elle pendouillait tristement au-dessous du genou et l'animal était si mal en point qu'il n'essaya pas de fuir en voyant l'homme approcher..."
26/40: Avocate irrespectueuse
Gisèle Halimi raconte les tout débuts de sa carrière d'oratrice brillantissime, sûre de son talent, mais elle déchante très vite. Briller ne suffit pas, l'échec fait partie du métier, il faut surmonter même les verdicts injustes, garder la foi. "Quand une loi est mauvaise, il faut la changer". Au travers de trois grands procès, elle présente ses combats humanistes ( pour l'IVG, pour la reconnaissance du viol comme crime, contre la colonisation, contre la peine de mort...) fondés sur les Droits de l'Homme et évoque le regard des autres. "Elle ferait mieux de s'occuper de ses enfants."
25 novembre 2009
Les films du festival
HOME de Yann Arthus Bertrand
Toutes les photos du film ont un copyright:© EuropaCorp Distribution










A la fin du film, pour ne pas être responsable de nombreux suicides, le réalisateur a distillé quelques notes d'espoir en insistant sur le fait qu'il existe des solutions à la destruction de notre monde, qu'il est encore temps! Ouf! Mais ça ne dure que quelques minutes sur les deux heures que compte le film... Gardons le moral...


Festival de la photo animalière 2009
18 novembre 2009
Eclectik Rock

Les Sales Timbaques: ouvraient le "bal", 5 jeunes Langrois, eh oui, des stars internationales du coin. C'est du rock-blues-ska... et autres. Très sympa. http://www.myspace.com/lessalestimbanques
Cho Yang: beaucoup moins communicatif. Du hard rock tendances expérimentales... http://www.choyang-officiel.com/
Guitar Slingers: du rock hyper speed, ça décoiffe les bananes et les tatouages! Energisant! http://www.myspace.com/guitarslingers
Sanseverino: De l'énergie à revendre, des guitares originales, un bassiste en évêque et un groupe en curés pour le final. Ce chanteur est fou! http://www.sanseverino.fr/
Super soirée malgré le trop de sono!
13 novembre 2009
25/40: Du sang sur Vienne

24/40: Chanson de la neige silencieuse
07 novembre 2009
23/40: Et mon coeur transparent
Mais que faisait-elle dans une voiture alors qu'elle devait être dans un avion? L'époux va de surprise en surprise, re-découvre sa femme, et comprend à travers les anecdotes, les objets, les traces laissées par elle, à quel point elle lui était inconnue.
22/40: Pulp
Un documentaire sur l'auteur est venu parfaire ma découverte de Bukowski, poète avant tout ( à découvrir) . Grande ressemblance avec son anti-héros détective.





















